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 Rest in peace [Makan]

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Mackenzie E. Fletcher


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Message(#) Sujet: Rest in peace [Makan] Jeu 10 Jan - 19:09

Si Mackenzie était dans la salle d’attente de la morgue et attendait que quelqu’un vienne la chercher pour l’amener auprès de son nouveau client, ce n'était pas pour le plaisir. Eh oui, si elle était là, c’était pour affaire, pas pour le plaisir. Enfin, si Mac pouvait voir son chéri, il y aurait peut-être un peu de plaisir à retirer de cette visite à la morgue. Un homme avait été repêché dans la «Delawere River». Ce que Mackenzie soupçonnait? La mafia, évidemment! Bon, d’accord, pour l’instant elle n’avait pas de preuves pour étayer son hypothèse et il fallait attendre que le légiste qui s’occupait de son nouveau client allait lui dire, mais… son instinct de flic lui soufflait que la mafia était possiblement dans le coup. Ça ou un suicide. Bref, le légiste qu’elle verrait lui confirmerait tout ça ou non. Mac espérait cependant que sa victime ait été confiée aux bons soins de Makan. La jeune femme détestait les médecins et les légistes avaient la part du gâteau qui lui donnait le frisson. Comment on pouvait un jour se réveiller et se dire «tiens, je vais ouvrir des gens plus tard pour gagner ma croûte»? Bon d’accord, d’autres pouvaient se demander ce qui l’avait poussé, elle, à devenir flic, à devoir courir après des suspects, parfois affronter le risque d’être blessée en service… Pour Mackenzie, la réponse était évidente. Avec l’enfance pourrie qu’avait été la sienne avant son adoption, elle s’était un jour réveillée en se disant qu’elle pourrait peut-être un jour faire une différence dans la vie d’un enfant. Un enfant qui pourrait vivre le cauchemar qu’avait été le sien. Si elle pouvait aider ne serait-ce qu’un enfant en le sortant de cet enfer, alors Mac saura qu’elle avait fait quelque chose de bien de sa vie. Elle n’en demandait pas plus.

Hormis cette présence à la morgue pour repartir avec des informations et une possible identification de la personne décédée, Mackenzie espérait mettre la main sur le type qui transportait les dépouilles jusqu’à la morgue. Oui, celui-là il aurait affaire à elle. Il n’était pas supposé partir avec la dépouille tant et aussi longtemps qu’on ne lui avait pas donné le feu vert. Que ce soit elle ou le médecin légiste qui était sur le terrain. Or, cette fois-ci, elle n’avait pas eu le temps de dire quoique ce soit – et le légiste d’arriver sur le terrain – que le type en question avait mis les voiles. Mackenzie était furieuse. Hors d’elle. C’était le genre de choses qu’elle ne supportait pas. D’accord, personne n’était à l’abri de l’erreur, tout le monde peut en faire, mais là, c’était une autre histoire. En déplaçant le corps sans avoir obtenu le feu vert, ce type avait potentiellement ruiné des preuves dont ils pourraient avoir besoin plus tard. Et ça, c’était de l’incompétence. Et l’incompétence, c’était une chose que Mackenzie ne pouvait pas supporter. Faire des erreurs, elle pouvait pardonner. S’il avait été nouveau à ce job, elle aurait pu comprendre – quoique le médecin légiste soit toujours sur le terrain – mais ça faisait des années qu’il faisait ce travail, bon sang! Il savait qu’il ne pouvait pas partir comme ça…

La jeune femme en était donc venue à se demander si la mafia n’avait pas un rôle dans cette mort. Elle savait que le Parrain avait des contacts partout. Elle le soupçonnait même d’avoir achetés quelques flics. Pouvait-il avoir payé le chauffeur de la morgue pour compromettre le travail des légistes et de la police? Certes, Mackenzie n’avait pas de preuves, mais elle commençait à se demander de plus en plus si elle n’avait pas mis le doigt sur quelque chose. Le problème? Le problème était que s’il s’avérait qu’elle avait raison, dans le meilleur des cas, les preuves lui permettrait de remonter jusqu’à la personne qui avait procédé au meurtre. Et à moins que le coupable décide de vider son sac pour alléger sa peine, les chances de remonter au Parrain étaient minces. Voire même presque réduites à néant.

Bref, elle était là à attendre que quelqu’un s’amène enfin, trouver un légiste qui lui parlerait de son client, trouver la personne qui pourrait lui donner des informations sur le chauffeur ou mieux, savoir qui enguirlander pour faire mettre ce type dehors. Finalement, Mackenzie avait un beau plan de bataille. Il fallait juste que les pièces se placent correctement sur son échiquier. Elle venait de saisir un magazine posé sur la table basse dans la salle d’attente quand une porte s’ouvrit enfin, livrant passage à Makan. Mackenzie n’aimait peut-être pas l’endroit et les légistes en général, mais cette règle-là ne s’appliquait pas à Mak. Espérant ardemment que c’était son homme qui s’était chargé de son client – Mac se leva et s’approcha de lui. Il n’y avait personne d’autre dans la salle, il était donc là pour elle. Peut-être l’avait-on informé que sa petite amie était sur place? D’une manière ou d’un autre, Mac était contente de le voir… mais ça ne l’empêchait pas d’espérer que c’était lui qui s’occuperait de son affaire. Tant qu’à devoir se coltiner un légiste avec des mots dignes de remporter une partie de scrabble, elle préférait que ça soit son petit ami!

- Pitié, dis-moi que c’est toi qui t’occupe de mon client et que tu vas pouvoir virer l’incompétent de chauffeur. avait-elle dit tout bas quand elle avait vu la porte s’ouvrir à nouveau et que cette fois-ci, c’était pour livrer passage à une veuve éplorée que soutenait bravement celui que Mackenzie pensait être son fils.


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Dernière édition par Mackenzie E. Fletcher le Jeu 17 Jan - 1:02, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan] Dim 13 Jan - 14:21

Ça ne sentait pas bon toute cette histoire. Makan raccrocha avec le légiste qui était sur la scène de crime, un point d’interrogation dans le regard. Manny, le chauffeur avait emporté le corps depuis plus de quarante-cinq minutes maintenant, en plus de ne pas être arrivé à la morgue, il avait déplacé le corps avant que le légiste ne l’est examiné et avant même que les policiers est terminé de prendre les photos et compagnie. Il n’avait pas eu l’accord de Mackenzie avant de partir et le légiste lui fit savoir que sa copine était dans un état de fureur incroyable. Il pouvait comprendre, il connaissait Mac et il savait qu’elle détestait voir son travail saboté ainsi. Mais que c’était-il passé. Manny était un homme de confiance, un homme qui faisait ce qui avait à faire sans rechigner et qui ne disait jamais non à des quarts plus long ou du remplacement. Pourquoi maintenant? Pourquoi sur cette affaire particulièrement? Il ne savait pas, mais ce qu’il savait c’était que le fait que le cadavre et le chauffeur ne soit pas arrivé n’était pas normal. On lui annonça que Mackenzie était dans la salle d’attente pour voir le corps de la victime. Il hocha la tête, il devrait la faire attendre, il savait qu’elle détestait ça, mais il n’avait pas le choix. Il tenta de contacter Manny sur son cellulaire, il ne répondit pas. Il tenta de s’informer si quelqu’un avait vu le chauffeur et sa « livraison », mais non, personne ne l’avait vu.

Il commençait vraiment à s’inquiéter de la santé de son collègue. Il tenta à nouveau de le contacter sans succès. Il appela même chez lui, parla à sa femme et lui posa quelques questions. La femme semblait curieuse de l’entendre, elle lui demanda si tout allait bien avec Manny. Il lui fit savoir que Manny semblait s’être trompé d’itinéraire ou avait eu un autre appel et ne les avaient pas avisé. Il tentait de minimiser la situation qui semblait plutôt grave à ses yeux. Il se décida enfin à sortir et rejoindre sa douce, il poussa la porte pour se rendre dans la salle d’attente, elle se leva comme un ressort dès qu’il entra et elle lui dit qu’elle espérait que c’était lui qui s’occupait de son cas et qu’il pourrait virer le chauffeur. Il s’arrêta devant elle et garda le silence pendant un petit moment. Il regarda sa douce dans les yeux, à l’expression qu’elle eu, il savait qu’elle avait comprit que quelque chose se passait et que ce n’était pas nécessairement positif. Il décida de se lancer, il n’avait pas le choix de toute façon. Il fit asseoir la jeune femme avant de lui parler car elle tomberait surement sur le dos sinon.

-Écoute Mac, je suis attribué à ton cas oui, mais il n’est jamais arrivé ici. Ni le chauffeur que tu veux que je vire. C’est de mauvais augure autant pour ta victime que pour notre chauffeur. J’ai appelé sa femme, j’ai tenté de le joindre plusieurs fois … sans succès.

Il était perplexe, il se demandait ce qui pouvait s’être passé. Bien sur, il savait que la mafia opérait dans la ville, mais disons qu’ils avaient l’habitude d’être très discret généralement, là c’était tout sauf être discret. Volé un corps et kidnapper un chauffeur de la morgue, c’était vraiment loin d’être discret. Ce n’était pas leur mode opératoire. Que se passait-il dans cette ville? Il en avait marre de tous ses morts, bien sur c’était son travail de les faire parler, mais là… c’était plus que la normale. Il avait de plus en plus peur pour Mackenzie aussi, elle faisait bien son travail, trop bien en fait, il avait peur que les gens de la mafia finissent par la voir comme une rivale et ne décident de la faire descendre et qu’elle n’atterrisse sur sa table d’examen. Il ne pouvait pas lui dire ça, il ne pouvait pas non plus l’empêcher de faire son travail. Mais il savait qu’il y avait un risque et qu’il devait vivre avec cette crainte. Cette pensée lui fit dire cependant qu’il n’avait pas de temps à perdre. Une idée germa dans sa tête, mais rien qui ne lui serait utile pour le moment. Il chassa donc ses pensées et retourna au problème. Il demanda à sa douce d’attendre quelques instants, il allait voir si Manny était revenu ou s’il avait donné signe de vie. Il se rendit au bureau des admissions, il vérifia les données, demanda à la réceptionniste si elle avait eu des nouvelles du chauffeur, rien. Manny était introuvable. Makan n’était pas d’une nature inquiète, mais cette fois, si. Manny était un collègue sérieux, il travaillait dur. Le médecin légiste savait cependant que son chauffeur avec un vice, celui du jeu. Alors peut-être qu’il avait eu des ennuis avec la mafia et qu’ils lui avaient demandé un travail pour eux. Il fronça les sourcils en pensant à tout ça et il retourna dans la salle d’attente rejoindre Mac.

-Toujours rien.

Il respira un coup et se lança.

-Manny avait des problèmes de jeu, c’est le seul vice que je lui connais. Mais je sais que ce peux être un indice pour trouver avec quoi ils l’ont acheté si jamais c’est le cas. Il secoua la tête, découragé. Je ne comprends pas, c’est un homme travaillant, un bon père de famille… Peut-être que je saute aux conclusions aussi, je ne sais pas. Je déteste cette situation.

Et c’était le cas en effet, il détestait ce genre de chose, que son équipe se retrouve au cœur d’une enquête le piquait au vif. Tout le monde était corruptible, il l’avait toujours su, mais ce n’était pas pour cette raison qu’il avait envie de retrouver un de ses collègues dans le clan des gens « dont on graisse la patte ». Mais le fait que Manny ne réapparaisse pas l’inquiétait plus que le fait qu’il soit corrompu, perdre son job est dur, mais perdre la vie… c’est pire. Il n’y a pas de point de retour lorsqu’on meurt, pas de deuxième chance … Il espérait simplement se tromper.


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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan] Jeu 17 Jan - 0:49

Que Makan la fasse asseoir, ce n’était pas bon signe. La tête qu’il faisait, ce n’était pas bon non plus. Tel qu’elle le connaissait, il était sur le point de lui annoncer une fort mauvaise nouvelle. Ou quelque chose qu’il savait qui n’allait pas lui plaire. Ça commença tout de-même plutôt bien, car Mak lui disait que c’était lui qui devait s’occuper de sa victime, mais là où tout se gâcha, c’est lorsque son médecin chéri lui annonça que Manny – le chauffeur – n’était pas revenu. Pas de corps, pas de chauffeur. Ça, c’était mauvais signe. Depuis qu’elle avait vu la tête de Mak, Mackenzie avait su que ça tournerait mal. Et ce qui acheva de la décourager et de la convaincre qu’ils étaient dans la merde, c’est lorsque Makan dit qu’il avait tenté de joindre la femme de Manny et qu’elle non plus n’avait pas eu de ses nouvelles. Tout comme il avait tenté de joindre leur homme plusieurs fois sans succès. C’était le bordel. Plus ça allait, plus Mackenzie était convaincue que la mafia était derrière tout ça. Elle ignorait ce quelles cartes ils avaient en main pour persuader un type comme Manny d’emporter un cadavre et de disparaitre dans la nature, mais ça devait être quelque chose de gros. Ce qui ferait une piste de plus que Mac devrait suivre. Une piste qui – s’il s’avérait qu’elle ait raison – lui ramènerait probablement un autre cadavre.

Makan la quitta un moment – sans doute pour tenter à nouveau de contacter Manny – et la jeune femme sortit son calepin et pris des notes sur les derniers évènements. Elle consigna le tout en détaillant et en inscrivant les heures approximatives des faits. Ça l’aiderait plus tard à faire sa belle ligne du temps sur le tableau blanc de son bureau. La clef d’une énigme résidait toujours dans les petits détails, Mackenzie le savait.

- Je ne veux pas t’alarmer, mais… ce n’est pas bon signe si tu n’arrives pas à le joindre. commença lentement Mackenzie après avoir forcé Makan à s’asseoir à ses côtés. Je commence à croire que s’il a disparu comme ça, c’était parce qu’on l’a exigé de lui. Je n’ai pas de preuves, mais… ça me semble la suite logique. Et si c’est ceux à qui ne je pense qui sont derrière tout ça, les chances de le retrouver vivant sont… minces. acheva-t-elle doucement.

Les rares moments où Mackenzie n’aimait pas son boulot, c’était ceux de ce genre-là. Annoncer les mauvaises nouvelles, faire de tristes pronostics sur les chances d’un individu à être retrouvé vivant… Elle détestait ça au plus haut point. Évidemment, ça allait de pair avec la brigade qu’elle avait choisi d’intégrer. Mackenzie assumait pleinement son choix, adorait mettre la main au collet d’un criminel ou d’un meurtrier – encore heureux que ça ne se produise pas aussi souvent qu’à la télévision! – mais ça ne voulait pas dire que ça rendait la partie «mauvaises nouvelles» plus agréable pour autant. Pour l’avoir vécu à plusieurs reprises, lorsque la police sonne à la porte de quelqu’un, la personne qui ouvre ladite porte est aussitôt sur ses gardes et se doute que vous n’êtes pas là pour lui annoncer qu’elle a remporté le gros lot à la loterie. Ensuite, vient le moment de détruire à jamais la vie de quelqu’un en lui apprenant la perte d’un être cher. Il faut le dire même si la personne s’en doute. On veut ménager la personne en face de nous… mais il n’y a aucune bonne façon d’annoncer une triste nouvelle.

- Je vais avoir besoin de son dossier d’employé et de toutes les informations que vous avez sur lui. Son numéro de téléphone aussi, ça pourra m’aider à le retracer. dit la jeune femme avant de reprendre sur sa lancée: Je vais aussi devoir prendre ta déposition et parler à tes autres collègues. termina Mac avec une grimace d’excuses, se doutant fort bien que Makan n’apprécierait pas.

Elle détestait ce qu’elle était entrain de faire, de ce qu’elle ferait vivre à son chéri à force de l’interroger inlassablement sur des petits détails qui lui paraitraient sans doute insignifiants, mais qui lui seraient forts utiles. C’était son job. Elle aurait pu confier la «disparition» de Manny à quelqu’un d’autre, mais comme il avait disparu en compagnie de la victime de Mac, c’était elle qui devrait aussi se coltiner cette enquête-là. La policière était prête à mettre sa main au feu que la mafia était derrière tout ça et que l’absence de Manny et son comportement étrange avaient un lien avec son cadavre… encore non identifié. Bref, autant dire qu’elle n’allait pas dormir beaucoup durant les jours à venir.

- Est-ce qu’il avait l’air nerveux dernièrement? Il avait des problèmes familiaux? Des ennuis avec quelqu’un? Au boulot? interrogea Mackenzie, consciente que ça faisait beaucoup de questions.

Ce qu’elle savait aussi, c’était qu’une question pouvait réveiller un infime souvenir dans l’esprit de quelqu’un et que cette infime lueur de souvenir pouvait la mettre sur la piste qui ferait en sorte qu’elle résoudrait son affaire en un rien de temps. Il ne fallait jamais négliger les petits détails et ça, Mackenzie ne cessait de le répéter à ses jeunes recrues. Elle n’avait pas décroché l’insigne de lieutenant en se mettant les mains dans les poches ou en laissant tomber des choses qui pouvaient sembler insignifiantes. Non, Mac allait au fond des choses, tournait et retournait le tout sans cesse dans sa tête, toujours à l’affût du truc qui pouvait faire en sorte qu’elle arrive à résoudre son affaire... Et ce détail, ce fut Makan qui le lui apporta sur un plateau d’argent. Manny avait des problèmes de jeux. Donc potentiellement des problèmes d’argent. S’il devait du fric à des personnes faisant partie de la mafia, c’était peut-être ainsi qu'il s'était retrouvé dans l'obligation de faire disparaitre le cadavre. On lui avait sans doute fait une offre qu'il ne pouvait pas se permettre de refuser.

- Est-ce que tu sais s’il devait de l’argent à quelqu’un? Avait-il l’air déprimé dernièrement? questionna le jeune femme avant de se mordiller la lèvre inférieure.

Plus elle avait de détails, plus tout pointait vers la mafia… même si elle n’avait encore aucune preuve solide pour étayer son hypothèse. Elle espérait – sincèrement – qu’elle avait tort et que Manny reviendra bientôt et aurait une excuse lamentable à produire. Du genre qu’il s’était emmêlé les pinceaux, qu’il s’était perdu dans la ville, avait dû affronter un immense bouchon de circulation qui paralysait l’état en entier. Bref, n’importe quoi du moment qu’il revenait en un seul morceau. Un morceau vivant. Parce que sinon, ça voudrait dire remonter le moral de son chéri – Mac n’était pas armée pour de telles situations – et devoir annoncer une terrible nouvelle qui bouleverserait à jamais le cours de la vie d’une petite famille sans histoires…


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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan] Mar 22 Jan - 2:15

Il avait vraiment l’impression d’être dans un mauvais rêve. Bien sur qu’il était conscient que les chances que l’on retrouve son collègue de travail vivant était mince, il l’avait su dès qu’il n’avait pas pu le rejoindre. De plus, de voir sa tendre moitié se transformer en enquêtrice et lui poser toutes ses questions à lui, c’était trop. Trop pour une journée. Il savait que tous les détails étaient importants, il savait qu’il devait lui répondre. Il devait reprendre ses esprits, il se leva et se passa les mains dans les cheveux avant de regarder Mackenzie. Cette dernière avait revêtu son air de flic. Heureusement qu’il l’aimait, parce qu’il n’aurait pas ménagé un inconnu. Il aurait voulut avoir du temps, il aurait voulut pouvoir réfléchir, mais le temps était compté et il ne pouvait rien y faire. Il se passa la main dans le visage, il prit son cellulaire pour appeler son supérieur. Il lui expliqua la situation et lui indiqua que les policiers auraient besoin de son dossier employé, ses cartes de pointage au boulot et toutes les informations qu’il pouvait recueillir dans son dossier. Il expliqua que Mackenzie était avec lui et qu’elle attendait le tout le plus rapidement possible pour tenter de retrouver Manny au plus vite, que ce soit mort ou vif. Il raccrocha ensuite et retourna s’assoir près de celle qu’il aimait. Il était temps de répondre à ses questions. Il réfléchit longuement avant de répondre, il dût se poser la question à lui-même comment était-il? Était-il nerveux? Avait-il l’air différent ces derniers temps? Il finit par secouer la tête, non rien.

-Encore ce matin, il a blagué avec moi comme à tous les matins ou presque. Il est arrivé en avance comme d’habitude. Son problème de jeu semblait bien contrôlé, il ne m’a jamais parlé de dette envers personne … je ne sais pas. Je … il faut que je réfléchisse, peut-être qu’un détail m’échappe…

Il se leva et marcha de long en large dans la pièce, il devait penser vite. Pendant qu’il réfléchissait, la secrétaire de son patron arriva et lui tendit le dossier de Manny. Il l’a remercia avant de remettre la chemise qui contenait les informations du chauffeur à Mackenzie. Il finit par se souvenir d’un détail important, il savait qu’il passait à côté de quelque chose. Il l’avait sentit dès le début et là il avait mit le doigt dessus.

-Oui, une chose. J’ai vu Manny hier après-midi, il revenait d’un transport de corps vers le salon funéraire. Quelqu’un l’attendait, un type de race noire. Ils se sont disputés un peu, ils étaient dans le garage. J’entendais des éclats de voix alors je suis allé voir ce qui se passait. L’autre gars est partit et Manny m’a dit que tout allait bien que l’homme était un ami et qu’ils s’étaient prit la tête pour un pari perdu.

Il n’avait pas entendu la conversation, n’avait pas entendu les mots. Il avait simplement vu l’expression de l’autre homme, Manny tournait le dos à la porte d’où Makan arrivait. Mais le médecin légiste avait bien vu que le chauffeur était furieux, surement autant que l’homme qui lui faisait face. Lorsque l’autre l’avait vu arrivé il s’était tût et avait quitté sans rien ajouter. Manny s’était tourné vers le médecin, l’avait salué et lui avait dit de ne pas s’en faire. Ne pas s’en faire, s’était précisément ce que Mak avait fait et maintenant il se disait qu’il aurait dû insister, qu’il aurait dû interroger Manny sur ce qui se passait, lui demander comment il allait, s’il avait des ennuis. Mais non, il n’avait rien fait. Il ne s’était pas soucié de ce qui arrivait à l’homme. Bien sur, ils n’étaient pas amis dans la vie, mais ils s’appréciaient comme collègue, ils avaient vu beaucoup de chose, vécu beaucoup de chose, alors pourquoi ne s’était-il pas intéressé à ce qui lui arrivait? Était-il aussi insensible pour ses collègues? Mais en même temps, comment aurait-il pu deviner? Comment aurait-il pu savoir que Manny disparaîtrait avec une victime de meurtre et serait probablement lui-même la prochaine victime. Celui qui se retrouverait sur sa table pour qu’il puisse le faire parler. Mais bien sur, c’était si on le retrouvait.

Il relâcha la pression. Ça ne servait à rien de compter les « si », ça ne l’aiderait pas et ça n’aiderait pas non plus Mackenzie, ni même Manny. Il retourna s’assoir près de sa douce, elle prenait des notes, elle lui jetait quelques regards de temps à autres, maintenant qu’il avait arrêté de parler, elle avait ouvert le dossier de Manny. Ce n’était pas par impolitesse, elle lui laissait le temps de réfléchir, il savait que même avec le nez dans ce dossier, elle était à l’affût de toutes ses réactions et prête à l’écouter s’il pensait à autre chose. Il préférait de loin son travail à celui de la jeune femme. Les pensées se bousculait dans sa tête, il regardait la jeune femme, pensait à Manny et à toute cette histoire. Il se tourna vers la jeune femme et la regarda, elle était belle ainsi concentré. L’heure était grave, la journée était noire et sombre.

-Mackenzie, est-ce que tu voudrais m’épouser?

On pouvait dire qu’il venait de lâcher une bombe. Du moins, s’il en jugeait par le temps qui venait de s’arrêter. Elle le penserait surement fou, peut-être l’était-il, mais il n’avait pas envie de cette journée sombre, il voulait voir la lumière au bout. Elle était tout ce qui comptait pour lui, ils avaient mit du temps avant de se rendre compte qu’ils s’aimaient l’un l’autre, ils avaient perdu beaucoup de temps. Il n’avait plus envie de perdre de temps, il n’avait pas envie d’attendre encore. Il ne savait pas si elle accepterait, elle demanderait peut-être de réfléchir et ce serait normal. Mais la question était sincère et il le voulait de tout son cœur. Il prit la main de la jeune femme et déposa un baiser sur le dos de sa main. Elle venait d’entamer une enquête, il était son « témoin » si l’on pouvait dire ainsi, mais il avait dit tout ce qu’il pouvait pour son enquête, maintenant il avait autre chose en tête. Il voulait penser au futur, car on ne savait pas quand la vie pouvait s’arrêter.


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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan] Mer 23 Jan - 2:43

La jeune femme n’aimait pas ce qu’elle était entrain de faire subir à Makan, alors elle pouvait se douter que lui non plus ne devait pas apprécier. Cependant, il se pliait quand même aux règles et faisait de son mieux, ça Mackenzie ne pouvait pas le nier. Tout comme elle ne pouvait pas nier que ce n’était pas du tout un moment facile pour Mak. Il s’efforça tout de-même de répondre du mieux qu’il le pouvait à ses questions, tout comme il avait appellé son patron afin d’avoir le dossier de Manny, tel qu’elle le lui avait demandé. Et pendant que Makan repensait aux derniers jours, Mackenzie s’absorba dans la lecture du dossier de son nouveau client, prenant des notes à tout bout de champs, mais ne manquant pas un geste de son chéri. Les jours à venir – surtout si les soupçons de Mac étaient fondés – ne seraient pas faciles pour Makan. Elle ne voulait pas qu’il se laisse aller à croire que c’était de sa faute ou qu’il aurait dû voir ou sentir qu’il y avait un problème, faire parler Manny. Il ne pouvait pas parer à tous les coups, ce n’était tout simplement pas possible. Pas plus qu’il ne pouvait se tenir pour responsable de ce qui était arrivé à Manny. Si Manny avait eu des ennuis avec la mafia, il en était le seul responsable. Son chéri lui raconta donc comment ils avaient encore blagué ensembles ce matin-là, ce qui était – de toute évidence – une de leurs habitudes. Ce n’est que lorsque Makan lui parla du type dans le garage que Mackenzie décida d’intervenir. Elle n’avait pas ouvert la bouche pour ne pas interrompre Mak, se doutant que ventiler lui ferait du bien. Néanmoins, ce type dans le garage, ça pouvait être une piste à suivre.

- Il y a des caméras de surveillance dans le garage, je crois. Penses-tu que ton patron voudra absolument un mandat pour me permettre de les visionner?

Les sacrés mandats. C’était un mal nécessaire, mais bon sang que ça pouvait lui compliquer le travail. Dans son métier, tout n’était qu’une question de temps. Plus vite elle mettait la main sur un élément important, plus vite elle pouvait obtenir des résultats. Le problème, c’était que les gens se retranchaient tout le temps derrière ces fameux mandats. Bien sûr, Mackenzie comprenait le besoin d’avoir un mandat avant d’entrer chez quelqu’un et tout, mais le temps qu’elle attendait pour enfin avoir le bout de papier qui lui permettait de faire une perquisition, c’était peut-être le temps dont le coupable peut avoir besoin pour faire disparaitre des preuves. Et ça, c’était sans doute le truc qui énervait le plus les flics. Si elle pouvait voir la tête du type sur vidéo, elle pourrait ensuite tenter de savoir qui il était. Il avait peut-être un casier, sa photo serait peut-être une façon de le déterminer. Sinon, la famille de Manny pouvait l’avoir déjà vu, savoir qui il était, où Mackenzie pourrait peut-être le trouver. Il savait peut-être quelque chose sans même en être conscient. Il était peut-être celui qui avait forcé Manny a piqué un cadavre. Il était peut-être innocent… mais ça, Mackenzie ne le saurait qu’en lui parlant. Et si elle n’arrivait pas à avoir de photo de sa tête, la jeune femme essaierait de faire en sorte que Makan puisse travailler avec un portraitiste de la police. Au point où elle en était, Mac n’avait plus rien à perdre… hormis son temps.

Elle allait donc lui suggérer de travailler avec le portraitiste au besoin quand Makan lui posa une question qui lui… coupa le souffle. Il lui demandait de l’épouser. Mais il était tombé sur la tête ou quoi? D’où est-ce qu’il sortait ça? Ils n’avaient jamais beaucoup parlé de leur avenir. Tout ce qu’ils voulaient, c’était de passer leur vie ensembles – dans la mesure où Makan n’aurait pas envie de lui tordre le cou parce qu’il n’en pouvait plus de la supporter – ça, c’était un fait bien établit. Depuis le tout premier jour. Ça prendrait une sacré bombe pour les séparer. Mais le mariage? Honnêtement, Mackenzie ne savait pas d’où Mak avait pu prendre cette idée-là. Si elle l’avait embêté avec le mariage, lui répétant inlassablement qu’elle tenait mordicus à la damnée robe blanche, à la grosse fête et à l’immense caillou sur un anneau, d’accord, mais… Mackenzie n’avait même jamais abordé un tel sujet! Ils n’avaient même encore jamais discuté de l’éventualité de vivre ensembles. Mac n’avait encore jamais rencontré les parents de Makan! Elle connaissait sa sœur Mahina, mais le reste de la tribu? Non! Ils étaient 20 enfants dans cette famille-là, bon sang! D’accord, elle exagérait un peu, mais ils étaient nombreux et ça, ça faisait peur! Mackenzie avait un papa, une maman et une petite sœur. Bon, on ajoute la demi-sœur et le demi-frère, mais… ça ne fait pas une grosse famille! Elle n’était pas du tout armée pour le mariage, la famille et tout ce qui allait avec. A vrai dire, le simple fait d’y penser lui donnait des sueurs froides.

- Bébé… je sais que si tu en parles, c’est parce que tu le penses vraiment, mais… la jeune femme s’interrompit, cherchant ses mots. Je ne veux pas que tu prennes une décision aussi importante que celle-là sur un coup de tête parce que la disparition de Manny te touche et que ça te fait penser que l’on est entrain de perdre du temps. repris-t-elle lentement, sachant que plus elle parlait, plus elle se mettait les pieds dans les plats.

Mackenzie avait pleinement conscience de se montrer maladroite et elle espérait que Makan ne prenne pas mal ce qu’elle allait lui dire. D’abord, ils étaient ensembles que depuis deux tous petits mois. Aux yeux de Mac, c’était un peu précipité de vouloir parler mariage. Bien-entendu, si on compte le fait que ça fait des années qu’ils attendent et qu’ils ne vont pas en rajeunissant, il était peut-être temps de songer au futur. D’un autre côté, Mackenzie n’était le genre de femme qui rêvait à la belle bague avec un gros caillou, la grande demande super romantique, la grosse robe blanche et la tonne d’invités. Non, Mac n’avait pas besoin d’un bout de papier et d’une bague pour savoir qu’elle était avec Makan et que c’était plus que sérieux. Honnêtement, le mariage n’avait jamais fait partie de ses plans et si un autre que Makan l’avait proposé, Mackenzie aurait probablement déjà pris ses jambes à son cou. Et puis le mariage, c’était une grosse étape dans une vie de couple. Par-contre, il y avait d’autres étapes à franchir avant d’en arriver là. D’autres étapes toutes aussi importantes.

- Déjà, on ne sort ensembles que depuis deux mois. On ne vit même pas ensembles… Je n’ai même jamais rencontrés tes parents. Tu… tu n’aurais pas l’impression qu’on brûlerait des étapes si j’acceptais?

La policière s’interrompit une seconde fois et se mordilla la lèvre inférieure, tic qui trahissait à tout coup sa nervosité. Les idées se bousculaient dans sa tête et Mackenzie avait peur d’être difficile à suivre dans son raisonnement. La dernière chose qu’elle voulait, c’était de se brouiller avec Makan à cause d’une autre idiotie qu’elle pouvait dire parce que sa bouche allait plus vite que son cerveau. La jeune femme avait une proposition à faire à son homme, mais elle avait peur de la manière dont il réagirait. Non pas qu’il pouvait se fâcher – quoique on ne sait jamais! – mais plus qu’il pense qu’elle ne voulait pas l’épouser ou un truc du genre. D’accord, le mariage faisait peur à Mackenzie. Ce n’était pas l’idée de passer le reste de sa vie avec Makan qui lui donnait la frousse, c’était le mariage en lui-même et tout ce que ça impliquait. En supposant qu’elle accepte la demande de Mak, s’il se lassait d’elle un jour et voulait le divorce, Mackenzie n’aurait plus qu’à s’incliner et passer à travers ça. Une longue procédure particulièrement difficile. S’ils ne se mariaient pas, chacun ramasserait ses trucs et ils seraient libres de partir chacun de leur côté par la suite. Bien sûr, ça n’exclue pas que Mac en souffrirait terriblement – elle était folle de ce type – mais au moins, elle n’aurait pas à faire face à un divorce par-dessus le marché. Sans compter qu’elle savait que son travail, c’était un frein dans une vie à deux. Pour l’avoir déjà expérimenté, Mackenzie savait que se faire réveiller au beau milieu de la nuit pour le boulot, ce n’était pas facile pour celui qui partageait la vie du flic. Les congés de dernière minute, les rendez-vous importants, tout était susceptible d’être repoussé, voire même annulé et ça, Mac savait que ce n’était pas tout le monde qui pouvait l’accepter. Et là, on ne parle même pas du risque que Mackenzie pouvait courir dans le cadre de son travail. Heureusement, elle n’avait pas à utiliser son arme régulièrement, mais… à chaque fois qu’elle mettait le pied hors de chez elle, elle savait que ça pouvait être la dernière fois qu’elle le faisait… Est-ce que Makan supporterait tout ça sans se plaindre? Probablement… mais ça ne voulait pas dire que ça serait facile pour autant.

- Tu sais, on pourrait décider de commencer par vivre ensembles. Comme ça, tu pourrais voir que je suis invivable, une bordélique qui perd toujours ses fouttues clefs et que la machine à laver mange mes chaussettes à chaque fois. dit-elle stupidement en vague tentative de détendre un peu l’atmosphère. Et si dans six tu as encore envie qu’on se marie, alors on en parlera et on le fera. Et si tu réalises que finalement tu ne veux pas t’encombrer avec moi et subir ma guerre perpétuelle avec la machine à laver qui dévore toutes mes chaussettes en te mariant avec moi, bah… ça va être correct. Je n’ai pas besoin du bout de papier pour savoir que c’est avec toi que je veux passer ma vie… mais si tu y tiens encore à ce moment, on le fera. On se passera la corde au cou.

Ce n’est qu’en disant cela que Mackenzie réalisa qu’elle avait été idiote. Avec la chance qui la caractérisait, Makan allait croire qu’elle pensait que se marier avec lui équivalait à une peine de mort. Et ce n’était pas du tout le cas! C’était seulement le mariage qui lui donnait la trouille. De ce qu’elle se rappelait vaguement de son enfance avant son adoption, Mackenzie ne pouvait pas dire qu’elle avait eu un bon exemple en ce sens. Son ADN était corrompu, elle était défaillante. Il lui manquait tout plein de pièces pour être fonctionnelle. Et puis comment Mak avait-il pu avoir l’idée de se marier, hein? C’était à ne rien y comprendre!


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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan] Dim 27 Jan - 3:58

Et voilà, il avait perdu une chance de se taire. Maintenant elle était paniquée. Il avait le chique pour la mettre devant un fait accomplit qui l’effrayait. Le pire était que oui, Manny avait un peu fait partit de l’histoire de sa demande, mais il y pensait déjà avant. En fait, c’était surtout l’idée qu’il pouvait la mettre du jour au lendemain qui l’avait fait agir. Mais il pensait sincèrement chaque mot qu’il avait prononcé et n’avait aucun doute. Cependant, pour la jeune femme, le mariage ne représentait que de se « mettre la corde au cou ». Il pouvait comprendre, après tout elle avait eu un début de vie difficile, elle avait finit par retrouver son père lorsqu’elle l’avait mit en accusation pour inceste sur sa demi-sœur. C’était inconcevable pour elle d’avoir une vie normale à cause de son ADN. Il n’était pas d’accord bien sur avec sa ligne de pensée, mais il n’avait pas vécu ce qu’elle avait elle-même vécu lorsqu’elle était jeune et encore moins ce qu’elle avait ressentit lorsqu’elle avait comprit que son père, celui qui l’avait conçu était un monstre qui abusait sexuellement sa fille. La jeune femme lui avait tout de même proposé de vivre avec lui. Elle avait vu ses parents sur « skype » une ou deux fois, mais il était vrai qu’elle ne les avait pas vu en personne. Elle ne connaissait pas ses frères et l’une de ses sœurs, mais après tout ce n’était pas avec eux qu’elle se marierait. Elle se décrivait comme un fardeau, il l’a voyait comme un cadeau de la vie, une complice, une partenaire de vie. Elle voyait leur couple de façon négative car elle se pensait un élément négatif. Que pouvait-il y faire? Il ne pouvait pas lui faire voir ce que lui voyait et il trouvait ça très triste. Il aurait aimé pouvoir lui démontrer tout le positif qu’il voyait en elle, lui faire voir qu’elle n’était pas comme son père, ni même comme sa mère biologique. Elle retenait de ses parents adoptifs, il connaissait sa famille et il le savait. Il détestait qu’elle ne le voie pas ainsi. Il prit le visage de la jeune femme dans ses mains et l’embrassa passionnément. Elle n’avait pas dit non, c’était toujours ça, et puis, elle avait dit qu’elle viendrait vivre avec lui non? Ça aussi c’était une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle en fait.

-Entièrement d’accord pour la cohabitation ma chérie, mais si tu n’as pas envie de te marier, je ne te forcerai pas la main. Donc, on va faire ainsi, si tu change d’avis pour le mariage tu n’auras qu’à me le dire. L’offre sera toujours bonne ma belle. Si tu n’as pas envie de marier et bien tant pis, au moins je t’aurai avec moi jour et nuit.

Il était déçu bien sur, mais il ne voulait pas non plus la pousser à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas. Il avait perdu la manche, mais il avait gagné quelques points tout de même. Il gagnait la femme de sa vie avec lui tous les jours, dans son lit, dans sa vie, il était heureux. Il avait mit la balle dans le camp de la jeune femme, elle n’avait pas besoin de papier, il n’en avait pas besoin non plus. Il lui offrit son plus beau sourire, il était déçu mais heureux, donc aucune raison de ne pas sourire. Il replaça une mèche rebelle derrière l’oreille de la jeune femme avant de parler à nouveau.

-Et tu sais Mac, je crois que je vais me charger de la lessive, comme ça, la machine à laver ne pourra plus manger tes bas, je les protègerai.

Il lui fit un clin d’œil moqueur. C’était tout lui ça. Maintenant, il fallait revenir à Manny, il avait assez faire perdre de temps à la jeune femme. Elle avait un travail à faire et chaque minutes comptait. Il avait été assez égoïste avec le temps de la policière. Il prit son portable à nouveau et contacta son chef. Il lui expliqua la situation, celui-ci n’opposa pas de restriction, si Manny avait disparut, il fallait tout faire pour le retrouver. Surtout que la morgue serait dans le point de mire avec cette histoire de cadavre disparu. Son patron n’avait donc pas envie de faire piétiner l’enquête de police. Il autorisa donc le visionnement de la vidéo et demanda à Makan d’accompagner sa petite amie au centre de sécurité où elle pourrait voir celui avec qui Manny avait eu une discussion houleuse. Ce qui chicotait le légiste c’est que l’homme était noir, s’il avait bonne mémoire, la mafia acceptait les italiens et les blancs avec contact ou avec une racine italienne non? Il se trompait peut-être, après tout, il n’était que médecin légiste pas flic. Sa copine en revanche était policière, pour la criminelle de plus. Elle savait donc beaucoup mieux que lui ce qu’elle faisait. Il lui tendit la main pour l’aider à se lever, il lui fit un sourire.

-Allez vient, tu as de la veine, mon patron à peur de l’image de la morgue avec ce cadavre dans la nature et le chauffeur disparu. Il ne veut pas mettre de freins à l’enquête alors il te laisse visionner la bande sans avoir de mandat. Il me laisse même l’honneur de t’accompagner à la salle de visionnement pour te faire voir la scène en question.

Il n’avait rien à faire après tout puisque son cadavre avait disparu et que maintenant il n’avait rien d’autre à faire que d’attendre qu’ils avaient enfin retrouvé le corps de son collègue et qu’il s’en occupe sur sa table. Il ne laisserait personne d’autre s’occuper de Manny, non. Il était têtu, son patron le savait et il n’aurait pas le choix de le laisser faire. Il le devait à la famille de ce pauvre bougre. Il n’était pas méchant, il avait un vice cependant et celui-ci l’avait probablement entraîné dans la mort. C’était ce qui attristait le plus le médecin légiste. Malheureusement, le cas de Manny n’était pas le seul, tellement de gens avaient ce genre de tard dans leur vie et tellement terminait sur sa table que ce soit parce qu’ils s’étaient donnés la mort après avoir tout perdu, ou comme Manny, pour avoir emprunté aux mauvaises personnes. Il espérait qu’aucun membre de sa famille ne vive jamais une telle chose, c’était horrible et il ne souhaitait pas ce genre de chose à personne.

HJ: désolé, c'est court... fait pendant une insomnie. Mais je préfère la couleur que de ce poste cependant lol.


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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan] Mar 12 Fév - 2:30

Mackenzie se retint de se mordiller la lèvre inférieure, guettant anxieusement la réaction qu’aurait Makan. Elle tentait de se convaincre mentalement qu’il ne se fâcherait pas et qu’elle n’aurait pas à s’expliquer, mais… c’était plus fort qu’elle! Si dans le cadre de son travail elle était sûre d’elle, quand il s’avérait de sa vie privée, c’était une toute autre histoire! Adieu la Mackenzie confiante et sûre d’elle, bienvenue à la petite souris apeurée. Ses parents avaient tout fait pour l’aider à se sentir plus confiante, ils lui avaient même déjà suggéré de rencontrer un psy, mais Mac avait refusé. Non pas qu’elle croit que ses parents pensaient qu’elle était folle, mais plus qu’ils pensaient que quelqu’un qu’elle ne connaissait pas pourrait peut-être l’aider à y voir plus clair. La jeune femme avait toujours refusé de consulter. C’était ses problèmes, c’était à elle de gérer le tout. Sans compter que Mackenzie savait déjà tout ce que les psys lui diraient : son manque de confiance en elle remontait à sa petite enfance, avant son adoption. Il ne fallait pas avoir un doctorat en psycho pour le savoir! N’importe qui serait marqué à vie par ce qu’elle avait vécu, elle n’avait pas besoin qu’un type avec une foule de diplômes accrochés au mur le lui dise. Il fallait juste qu’elle prenne ses repères, voilà tout. Sa relation avec Makan était toute nouvelle, il était normal qu’elle marche sur des œufs. Selon elle, seul le temps pourrait l’aider à être plus sereine. Encore heureux qu’elle soit tombée amoureuse du type le plus patient de sa connaissance.

Lorsque Makan lui dit que c’était d’accord pour la cohabitation et qu’ils laisseraient tomber le mariage si elle n’en voulait pas, Mackenzie se retint pour se jeter dans ses bras. D’accord, emménager avec son chéri amènerait son lot de choses à gérer – comme les «et s’il réalisait qu’il ne veut plus de moi, mais n’ose pas le dire?», mais ils n’en étaient pas encore arrivés là! Il faudrait déjà qu’ils décident où ils allaient vivre – probablement chez Mak, car il possédait une maison – et qu’ensuite, Mackenzie commence à faire le tri de ses effets personnels et fasse des boîtes. Tel qu’elle se connaissait, elle pouvait en avoir pour des semaines juste à vider ses placards. On ne parlait même pas de sa bibliothèque… Elle ne voulait pas envahir son chéri et encore moins que Mahina – la sœur de Makan qui vivait avec lui – la prenne en grippe. Enfin! Mackenzie avait encore un peu de temps pour réfléchir à tout ça et se mettre la tête à l’envers avec des problèmes auxquels Makan trouvait des solutions. Parce que s’il y avait une chose que Mackenzie avait appris au sujet de son homme, c’est qu’avec lui, il n’y avait jamais de problèmes insurmontables. A preuve, il venait même de proposer de s’occuper lui-même de la lessive, comme ça, la machine à laver arrêterait peut-être de dévorer ses chaussettes.

- Mon héro!

Malheureusement, le travail l’appelait et Makan en était tout aussi conscient qu’elle. Tel qu’elle le connaissait, il devait se trouver égoïste d’avoir pris quelques minutes de leur temps pour discuter d’autre chose que de l’affaire qui la menait à la morgue. La jeune femme décida néanmoins de ne pas lui dire qu’il n’était pas égoïste et que dans la vie, même dans les périodes plus difficiles, plus noires, il fallait être capable de s’arrêter un court instant et de profiter des petites joies de la vie. Et même si aux yeux de Mac l’emménagement était une étape monstre et qu’elle la redoutait tout de-même un peu, elle était tout de même heureuse de voir qu’ils continuaient à évoluer. C’était important qu’ils continuent de se réjouir des choses positives qui leur arrivaient. Et se réjouir un bref instant de leur future cohabitation, c’était une bonne chose. Malgré tout ce qui s’était passé, malgré ce qui avait pu arriver à Manny, la vie continuait. C’était certes triste, mais il fallait continuer à aller de l’avant. Ça ne voulait pas dire que ça serait tous les jours faciles, mais la vie était ainsi faite.

Makan contacta donc son patron et lui expliqua rapidement que la policière désirait voir les bandes de vidéo surveillance de la morgue. La chance devait être de son côté, car le patron n’avait pas exigé de mandat afin de voir le dossier de Manny et il n’en demandait pas plus pour les vidéos. Selon le légiste, son patron devrait craindre la mauvaise publicité que toute cette affaire lui ferait. Avec raison. Si pour le moment la presse n’était pas encore au courant de la disparition d’un fourgon de la morgue, d’un employé et d’un cadavre, ça ne tarderait plus. Ce n’était qu’une question de temps avant que quelqu’un ne laisse filtrer l’information. Il suffisait qu’un employé rentre chez lui, discute avec sa tendre moitié de sa journée au boulot, ne glisse un mot au sujet de l’affaire en cours et voilà. La douce moitié pourrait ensuite aller le raconter à une tierce personne et le bouche à oreilles ferait le reste du boulot. A moins que la mafia ne décide de raconter le scoop. La police et la morgue serait ensuite dans le collimateur des journalistes. Et s’il y avait une chose que Mackenzie détestait de son boulot, c’était bien les vautours de journalistes en quête d’un scoop. Blesser les proches des victimes, ils s’en fichaient bien.

Une fois dans le bureau de la sécurité, le patron de Makan demanda à ce que l’employé sur place montre à Mackenzie les vidéos qu’elle désirait. C’était un peu flou, mais elle pouvait distinguer l’homme. Les pros de la scientifique pourraient sans doute en tirer quelque chose de potable. La policière nota que Manny avait l’air nerveux et que l’autre type serrait les poings. Après avoir demandé à avoir une copie de tout ça – ce que le patron de la morgue lui donna sans même chercher à mentionner un mandat – Mackenzie demanda à avoir les bandes des jours précédents et en particulier ceux de la matinée. Peut-être y aurait-il quelque chose à exploiter? Une fois que ce fut fait, la jeune femme mis les disques et le dossier dans son sac à bandoulières et sortit son calepin. Il fallait qu’elle interroge le plus de monde possible. Après tout, quelqu’un avait peut-être été témoin de quelque chose d’important et ne s’en doutait même pas. Bref, elle était entrain d’interroger l’employé qui s’était démené pour lui sortir les vidéos demandées quand la sonnerie de son téléphone la ramena à la réalité. Elle décrocha écoute et ferma les yeux. C’était la merde…

- Eh merde… jura tout bas Mackenzie avant de remettre son téléphone dans la poche de son manteau. Le fourgon a été retrouvé près des bâtiments désaffectés dans le nord de la ville par une patrouille de police. ajouta-t-elle en voyant les regards interrogateurs posés sur elle.

Elle n’aimait pas être celle qui apportait de mauvaises nouvelles, mais plus elle récoltait d’informations, plus elle était persuadée d’être sur la bonne piste. Ce qui était une bonne nouvelle, car la jeune femme ne perdrait pas de temps à clore son affaire, mais… ça voulait aussi dire que les chances de retrouver Manny vivant était minces. Très minces. Pour être honnête, Mackenzie doutait sincèrement qu’ils le revoient un jour. Enfin, ils le verraient, mais il ne serait plus en vie. Annoncer les mauvaises nouvelles, c’était l’autre partie de son job qu’elle détestait pour mourir, sans mauvais jeux de mots. Franchement, c’était le plus horrible… mais il fallait bien que quelqu’un se dévoue. D’un autre côté, elle préférait être celle qui allait l’annoncer à Makan.

- Le fourgon était vide. La scientifique m’attend sur place pour commencer l’enquête, interroger les témoins possibles.

La jeune femme soupira, riva son regard sur celui de son petit ami et repris lentement:

- Il y avait du sang dans le fourgon. Beaucoup. A ce stade-ci, les chances de retrouver Manny vivant sont très minces. Mackenzie se tourna ensuite vers le patron de Makan et dit à son intention: Assurez-vous que vos employés ne parlent pas à la presse, qu’ils ne divulguent rien au sujet de la disparition de Manny, du fourgon ou même du corps. Et surtout, que personne n’annonce à la femme de Manny que son mari a disparu. C’est à moi de le faire. Si quelqu’un bavasse, je vais inévitablement finir par le savoir et je vais le trucider… mais avant, je vais vous faire passer un sale quart d’heure. Compris?

Non, Mackenzie n’avait jamais réellement porté le patron de Makan dans son cœur. Ce type n’était pas en poste parce qu’il avait déjà été médecin légiste ou parce qu’il avait travaillé ailleurs et que les résultats de son travail étaient tellement bons qu’on avait voulu de lui à la morgue de Philadelphie. Non, il était là à cause des gros bonnets comme le maire et le sénateur, sans doute des amis. Cet homme était peut-être un type bien, mais pour le peu que Mac en savait, il avait davantage l’air d’un arriviste qu’autre chose.

Après avoir terminé ses menaces à peine voilées, Mackenzie ne se préoccupa plus du patron de son chéri. Elle se tourna vers lui et s’en approcha, histoire de lui parler un peu avant de devoir partir.

- Je dois vraiment y aller. Je t’appelle un peu plus tard, mais en attendant, je ne veux pas que tu te sentes coupable. Tu ne pouvais pas deviner.

La jeune femme lui posa brièvement la main sur l’avant-bras, se maudissant de détester les marques d’affection en public alors que son homme avait sans doute besoin d’un peu de réconfort. Mackenzie se promis de l’amener passer la nuit chez elle. Elle n’était peut-être pas douée pour réconforter les gens, mais personne ne pourrait dire qu’elle n’allait rien faire pour aider à Makan s’il en avait besoin.

Après une légère caresse, Mackenzie lui sourit faiblement – se sentant coupable de l’abandonner comme ça – et sortit en coup de vent de la pièce, sans un regard en arrière. Elle avait encore plusieurs heures de boulot à faire avant de pouvoir se concentrer sur son homme. Les heures à venir seraient pénibles, la jeune femme en était déjà certaine.


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Message(#) Sujet: Re: Rest in peace [Makan]

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Rest in peace [Makan]

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