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 I hate waiting, damn! (Libre)

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Charlie A. Lawrens


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Message(#) Sujet: I hate waiting, damn! (Libre) Jeu 17 Jan - 3:36

Charlie prend cinq secondes pour lever la tête et regarder la façade du café où elle venait d’atterrir, à quelques pas du commissariat. Son pouce effleure la surface rugueuse du dossier entre ses mains. Pensive. Des vies étaient en jeu. Des billets, plein de billets, aussi. Et il y avait William. Le principal, malgré les disputes, malgré les portes qui claquent pour avoir la paix et les silences remplis d'insultes que même la voix ne pourraient porter. Elle passe la porte, celle du café. Le tourbillon des voix est l'hôtesse à l'accueil. Le tourbillon des voix l'enveloppe et fait couler dans ses veines juste un peu de chaleur. Pas assez pour contrer le froid glacial qui règne sur la ville, plus efficace que la mafia. La tête haute, Charlie marche vers sa table habituelle. Une banquette près de la porte, collée après l'une des fenêtres de la façade familière. Regarder de temps à autres au dehors la calmait. Et la distrayait, alors que les dossiers appelaient son attention complète. Mais elle s'en foutait. C'était bon pour la santé d'être distraite de temps à autres. En longeant le mur vers sa banquette, elle lance deux ou trois sourires, accompagnés de bonjour qui glissent hors de sa bouche comme un feux de camp. Chaleureux. Parce que les gens étaient faciles à berner, parce que la plupart d'entre eux ne la connaissaient pas assez pour se permettre de s'inquiéter pour elle, de seulement remarquer les coins de ses lèvres qui ne montaient pas jusqu'à ses yeux, les cernes sous ceux-ci, ses traits aux qui masquaient la réalité. Pour eux, elle était une policière. Ils se foutaient de la bouteille qu'elle conservait dans un placard fermé à clé, des heures passées au bureau pour profiter au maximum de l'excuse parfaite du travail pour éviter l'homme qu'elle aimait, pour arriver à la maison à des heures impossibles où il serait sans aucun doute déjà au lit. Il avait abandonné depuis longtemps l'ambition de l'attendre, ces derniers temps. De toute façon, elle s'était contentée de retarder son départ du commissariat de quelques heures. Après tout, son job était reconnue pour le tas de formulaires et de papiers souvent inutiles à remplir. Les gens, ceux-là autour d'elle, attendait d'elle qu'elle raye pour de bon la mafia, qu'elle abaisse au niveau normal la criminalité dans la ville, qu'elle lance derrière les barreaux ces foutus criminels qui rendaient leur vie un enfer. Ces gens-là ne s'attendaient à aucune autre réponse de sa part.

Charlie atteint sa banquette. Libre. Comme celles situées devant et derrière. Parfait. Elle aurait la paix. Elle se laisse tomber, dépose les dossiers sur la table. Ses doigts tremblent. Sa paume est trempée. Elle grimace et s'essuie sur ses jeans, avant d'appuyer davantage sa paume sur le carton brun du dossier pour dissimuler ces réactions physiques. Immobile, elle ne sait pas quoi faire en attendant la personne qu'elle est supposée rencontrer ce soir, après une journée terrible à mener une enquête complexe. Doigts entremêlés. Non, inconfortable. Doigts démêlés. Elle soupire, ouvre l'un des dossiers, celui déposé devant elle. Charlie prend le stylo qu'elle y a accroché pour faciliter son travail. Travailler, s'occuper les mains. Quelques minutes, seulement quelques minutes. Le stylo tombe, elle le ramasse et le fait glisser dans la paume de sa main. S'occuper l'esprit, juste quelques minutes. Elle baisse le regard, se concentre pour lire les termes techniques qui s'affichent sous ses yeux. Le stylo rageux en encercle un. Elle lève les yeux un moment pour balayer la salle du regard. Son invité n'est pas arrivé. Elle était en avance, de toute façon. De retour sur le texte du dossier. Deux secondes, mais un bruit venu de l'extérieur, peut-être le vent d'hiver qui claque entre les branches, l'attire vers l'extérieur. Philadelphie est animée, à cette heure. Des travailleurs traversent pour retourner à la maison, accrochés à leurs téléphones cellulaires, dernier lien avec le bureau. Des petites familles, des mères qui ramènent à la maison leurs enfants avec un pas pressé, les yeux qui dansent autour d'eux comme s'ils croyaient qu'un tireur fou allait sortir de nul part pour les attaquer. La ville n'était plus sécuritaire. Et Charlie en était en partie responsable.

Pincement au ventre, mais elle n'a pas le temps pour se laisser aller à ces pensées. Elle n'a jamais le temps. Quelqu'un vient de déposer sa main sur son épaule, dans un geste qu'elle ne sait comment interpréter. Elle fige. Son invité, déjà? La serveuse, peut-être? Ou une personne qu'elle connait qui est venue la saluer?


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Evangelyne J. McCarthy


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Message(#) Sujet: Re: I hate waiting, damn! (Libre) Ven 1 Fév - 23:46

    La personne qui venait de déposer sa main sur l’épaule de la policière c’était elle. Dire qu’elle était ravie de la voir était ironique en fait. Elle voulait plutôt parler avec celle qui était la coéquipière de sa sœur. Elle avait remarqué sa présence au club ou elle travaillait, mais il était rare qu’elle venait s’amuser, elle était plutôt stressé et la barmaid avait finit par savoir entre les branches ce qui se tramait dans la petite tête de la jolie Charlie. En fait, elle l’avait apprit ce matin même alors qu’elle été passé au club donné un coup de main à son patron pour l’inventaire de la marchandise qu’ils avaient. Si Raff ne voulait pas que les « associés » de son père viennent faire leur petite histoire dans son club, ils ne se gênaient pas pour en parler lorsqu’ils allaient fumer dans la ruelle arrière. Ils parlaient aussi, certains étaient beaucoup plus bavard que d’autre, surtout lorsqu’ils se pensaient seuls. Ils avaient parlé de la petite policière qu’ils avaient dans leur poche, elle avait tendu l’oreille tout en continuant son travail comme si elle n’écoutait pas, mais elle avait tout suivit. Mais surtout, surtout, elle avait comprit. Elle avait comprit que celle dont il parlait était Charlie, nul autre que la complice de sa demi-sœur Mackenzie. Elle avait aussi entendu qu’ils avaient quelque chose contre elle, elle ne savait pas quoi exactement, il la faisait chanter avec quelque chose. Elle ne connaissait pas tous les détails, mais elle en savait assez pour dire que sa demi-sœur était en danger parce que sa coéquipière faisait affaire avec la mafia. Même elle ne ferait pas ça. Elle ne voulait pas avoir à faire avec des gens dans ce genre. D’accord, elle travaillait pour le fils du parrain, mais jamais elle n’aurait demandé aucun service, jamais elle n’aurait voulut répondre de quelque chose pour que l’on puisse la manipuler. Elle aimait bien M. Di Valastro, elle aimait l’homme, pas le rôle qu’il avait. Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle le voudrait comme père ou comme proche qu’elle fréquenterait tous les jours. Non, ce n’était pas son genre. Bref, elle savait que Charlie avait un lien avec la mafia et qu’elle leur fournissait des informations importantes, informations qui pouvaient être dangereuse pour tous ceux qui faisaient équipe avec la jeune femme. Elle vendait les interventions, elle leur indiquait où en était les enquêtes de meurtres sur lesquelles elles travaillaient Mac et elle. C’était injuste, elle gâchait tout et tout ça parce qu’ils avaient trouvé son point faible et qu’elle les laissait jouer avec elle comme avec une marionnette. Elle méprisait la jeune femme, elle l’avait toujours apprécié, mais là, elle n’avait plus aucun respect pour elle. Elle se pencha à l’oreille de la jeune femme et lui chuchota pour qu’elle seule puisse entendre;

    -Tu sue comme un porc Charlie, tu es nerveuse on dirait.

    Elle eut un sourire ironique, l’un de ses sourires qui n’a rien de chaleureux, qui n’a rien de gentil. Elle contourna la table et elle s’assit devant la jeune femme. En plus de mettre sa demi-sœur en danger, elle faisait ses petits échanges dans le café de son amie. Elle ne pouvait pas le supporter. Elle fixa son regard dans celui de la policière, elle n’était pas de très bonne humeur. Elle avait vécu avec un homme qui abusait d’elle, elle savait ce que s’était de servir de jouet dans les mains de quelqu’un, elle savait aussi que lorsque l’on décidait de s’en sortir, on le pouvait. Elle l’avait fait, elle aurait pu très mal tourner, mais non, elle avait prit sa vie en main et s’en sortait maintenant.

    -Tu sais quoi Charlie, je te pensais intelligente. Je pensais que tu étais une femme sensée qui aimait Mackenzie, ton travail mais aussi tes collègues.

    Son ton était bas, elle ne tenait pas à ce que la conversation soit rapporté. Elle était discrète, elle savait y faire lorsqu’il fallait ne pas se faire entendre, lorsqu’il fallait « disparaître » et faire profil bas. Elle secoua la tête et pencha le haut de son corps vers la jeune femme le regard chargé de reproche.

    -Alors pourquoi mets-tu en danger ta meilleure amie et tes collègues dis-moi? Pourquoi ne leur dis-tu pas ce que tu fais dans tes temps libre?


Dernière édition par Evangelyne J. McCarthy le Jeu 28 Fév - 14:15, édité 1 fois
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Charlie A. Lawrens


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Message(#) Sujet: Re: I hate waiting, damn! (Libre) Sam 9 Fév - 12:09

Charlie sursaute quand la voix se glisse à son oreille, surnoise, un brin ironique. Elle baisse la tête; elle a laissé une trace de stylo sur le dossier officiel en question. La brunette s’en fout. Elle lève la tête vers Evy, l’affaire importante à régler le plus tôt possible, avant que ses secrets ne se répandent à la manière de bonbons dans une pinata. Des secrets qui s’éparpillent sur le sol parce qu’une seule personne au courant n’avait frappé sans cesse sur la pinata pour la faire craquer. Elle tente un sourire sur ses lèvres un peu pâles. Sait qu’il n’était pas convaincant, de toute façon et elle finit par l’abandonner. Charlie voit la haine imprimé sur le visage de la sœur de sa coéquipière. Ses yeux semblent vouloir la brûler vive de sa lueur ironique. Sourcils froncés et sourire qui n’en est pas l’un, un sourire coincé qui n’exprime aucune joie. Et Charlie se déteste, à ce moment-là. Elle se déteste parce qu’elle ignore si Evy pourra un jour la regarder de nouveau avec un petit sourire complice imprimé sur le visage, si elles pourront encore se réunir toutes les trois, avec Mac, pour une soirée fille sans que leurs relations ne deviennent trop tendues et bizarres. Elle ignore comment Evy est au courant de ses actions, mais…et si elle décidait d’en parler à Mac, sa coéquipière, sa complice de quatre cents coups dans un monde où les hommes étaient presque maîtres? Serait-elle encore capable de lui faire confiance en sachant que Charlie lui avait menti pendant des mois? En sachant qu’elle agissait dans les deux camps en même temps et aidait ceux qu’il lui fallait mettre en prison?

Charlie frissonne. En fin de compte, elle aime mieux ne pas y penser pour l’instant. Elle préfère mener à terme cette discussion qui l’attend, là, et voir comment la situation va évoluer. Elle préfère régler un problème, convaincre Evy que ce n’était pas voulu, qu’elle a été victime de chantage de la part de la mafia, convaincre Evy qu’elle a peut-être mal entendu…non, mauvaise idée. Ou la meilleure idée si elle voulait la mettre davantage en colère. Bon sang. Elle a été entraînée pour mettre en prison des criminels, pour être capable de les maîtriser, à plusieurs ou seule, s’il perdait le contrôle et entrait en crise. Elle serait bien capable de mettre le couvert sur cette crise-là, non? Elle serait bien capable de convaincre non plus une criminelle responsable des pires actes, mais bien la petite sœur de sa meilleure amie, qu’elle connaissait et respectait, qui plus est. Evy la fixe. Elle s’efforce de ne pas baisser les yeux, comme si le fait de rencontrer son regard de haine pendant plusieurs minutes allait lui prouver son innocence. La première phrase prononcée par Evy; un mur de briques qui la heurte, qui l’étrangle. Sans respect; elle l’avait perdu, cette fois. Elle ravale sa fierté, dépose lentement son stylo sur la table pour acheter quelques secondes. Se calmer. Utiliser les techniques pour filtrer la nervosité qu’elle avait mis tant d’efforts à apprendre à l’école de police. Pour la première fois de sa carrière, elles avaient beaucoup de difficultés à fonctionner.

« Écoute, Evy…Écoute-moi s’il te plaît. Est-ce qu’on pourrait se parler comme deux adultes respectueux à la place de se cracher des insultes au visage? N'est-ce pas pour ça que tu voulais me rencontrer? » Une grande respiration, l’air afflue dans ses narines. Une expiration, l’air s’écoule aussitôt. Elle y arrivera, peut-être. Entendre Evy la juger ainsi, dangereuse et sans loyauté en amitié, ajoute sur son cœur un roc dur qui sera difficile d’oublier. Elle n’est pas vraiment comme ça, non? Evy parle trop vite. Evy juge. Elle changera peut-être d’idées quand elle saura. Le ton de Charlie perd un peu de sa douceur, devient ferme, presque autoritaire. Pour forcer à l’écouter. Pour faire taire la honte et la culpabilité qui lui prenait à la gorge face à ces accusations. « S’il-te-plaît Evy, arrête de me juger sur des trucs que tu as peut-être mal entendu ou entendu hors contexte. Attend au moins que je t’explique et après…après si tu veux me juger, je ne pourrai plus rien faire pour t’en empêcher. » Charlie fait un geste pour lui indiquer de s’asseoir sur la banquette d’en face. Elles seraient plus confortables pour discuter sans avoir l’air louche face aux autres clients. « Je ne mets personne réellement en danger. J’aime toujours autant mon métier et Mac et mes collègues. Je….C’est pas un choix que j’ai fait. J’ai été obligé de le faire, Evy. Il faut que tu me croies. »


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Message(#) Sujet: Re: I hate waiting, damn! (Libre) Sam 9 Fév - 15:27

    La jeune femme tremblait de rage, elle devait se contenir pour ne pas sauter au visage de cette jeune femme qu’elle avait apprécié avec qui elle avait passé tant de bon moment. Mackenzie lui avait présenté Charlie et elles s’étaient bien amusé toutes les trois. Elle ne comprenait pas, Charlie n’avait pas le choix disait-elle, elle voulait que Evy arrête de la juger, c’était un ramassis de conneries tout ça. Rien ne justifiait ce qu’elle faisait, elle aurait pu faire autrement et elle était sure que la policière le savait. Du moins, maintenant qu’elle avait l’accusation en face, elle devait savoir qu’elle aurait pu choisir une autre option. Evy lisait de la culpabilité dans le visage de son opposante, elle savait qu’elle avait mit le doigt sur les magouilles de la jeune femme. On ne se sentait pas coupable lorsque l’on était innocent. Donc ce qu’elle avait dit n’avait aucune importance, elle était coupable et c’était tout. Il n’y avait rien à dire et Evy n’avait pas jugé à la va vite, elle avait mesuré l’importance des paroles qu’elle avait entendu, elle avait réfléchit à tout ce qui pouvait arriver si c’était découvert ou si Charlie donnait une information qui compromettait une de leur enquête. La jeune femme n’avait même pas conscience du danger que tout ceux qui l’entourait courait par sa faute et par son choix. Car elle disait qu’elle n’avait pas eu le choix, mais on avait toujours le choix dans la vie.

    -Tu veux que j’écoute? Parfait, avant tu vas m’écouter jusqu’au bout et ensuite tu me diras si ce que tu as à dire prend du sens ou si tu te trouves encore plus stupide maintenant que avant que j’arrive.

    Elle n’y allait pas de main morte, elle le savait. Mais elle enrageait, en fait elle se retenait pour ne pas gifler la jeune femme. Elle ne comprenait pas comment cette femme intelligente pouvait avoir fait ce choix, c’était impensable pour elle, elle avait tous les moyens à sa porter pour ce protéger. Qu’avait-elle fait?

    -Tu dis que tu n’avais pas le choix, mais c’est faux. Dans la vie, on a tous le choix et tu devrais être la mieux placer pour le savoir. Comment as-tu imaginé que personne ne te verrait passer des dossiers à des gens étrange dans une pâtisserie aussi active que celle de Kayla? En plus d’être une traite, tu choisis de mettre mon amie en danger en venant te servir de son commerce comme lieu de rencontre. Elle a un enfant! Et si Jeremy avait été ici? Et s’il avait été témoin? Que serait-il arrivé à cet enfant selon toi, ou encore à sa mère? Tu y as pensé à ça?

    Elle laissa le temps à la jeune femme de réfléchir à ce qu’elle venait de dire, elle tentait de garder son sang froid, elle tentait aussi de faire en sorte que les gens autour d’elles n’entendent pas le sujet de leur discorde. Bien sur, ils pouvaient voir que la discussion était houleuse, l’air de Evy en disait long sur son état de nerfs. Elle continua avant que la jeune femme tente de revenir à la charge avec d’autres stupidités comme elle venait de lui dire.

    -Charlie, tu es flic. Flic! Bon sang. Tu avais le choix, tu pouvais juste aller voir tes supérieurs, leur raconter et te faire muter ailleurs avec ceux que tu aimes. Tu serais en sécurité, eux aussi. Arrête de faire l’autruche, tu as choisit la voie facile c’est tout. Rien de plus. Je ne sais pas ce qu’ils ont contre toi et en vérité je m’en fiche complètement. Du reste, je te trouve lâche d’avoir choisit de leur obéir juste parce que tu n’avais pas le cran de parler avec tes supérieurs.

    Elle avança la tête pour continuer ce qu’elle avait à dire.

    -Tu vois cette belle jeune femme derrière le comptoir? Tu sais celle avec les mèches rouges qui te fait ses pâtisseries sublime et ce merveilleux café? Elle aussi à fait un choix, elle a choisit de payer pour sa sécurité. Pourquoi? Parce qu’il y a des flics véreux comme toi qui se laisse avoir et ferme les yeux sur ce que les voyous font, après les gens ont l’impression que c’est la mafia qui peut mieux les protéger et paie pour.

    Elle pointa la jeune femme du doigt.

    -C’est la faute de gens comme toi. Tu fais partie du problème, comme tous les flics comme toi qui ne voit que le chemin le plus facile comme choix, ils préfèrent manigancer avec le parrain plutôt que de faire face à leur problème. Tu ne cherches pas de solution Charlie, tu te rentres la tête dans le sable et tu suis la meute comme si c’était tout ce qui fallait faire. Tu es une louve Charlie, un meneur de tête, pas une bête moutonne qui fait comme tout le monde.

    Elle secoua la tête.

    -Du moins, je ne te voyais pas comme une moutonne avant, maintenant je n’en suis plus sur.
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Charlie A. Lawrens


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Message(#) Sujet: Re: I hate waiting, damn! (Libre) Ven 22 Fév - 3:01

Charlie ouvrit la bouche pour relancer la guerre, décidée à s’obstiner contre les faits qu’Evy mettaient sur la table. Des faits sur elle-même qui faisaient naître des doutes, qui la faisaient se détester encore davantage. Des faits glaciaux, sans la motivation qui pouvait l’accompagner et changer la donne, changer le jugement que la jeune femme porterait sur elle. Oui, Charlie avait recroisé les jambes et s’apprêtait à répliquer quand Evy reprit la parole. Elle demandait à Charlie de l’écouter. Écouter ses propos en silence, en prétendant que ces derniers ne la mettaient pas en colère autant contre Evy que contre elle-même. Elle devait pourtant le faire, même si ce n’était que dans un signe de respect pour la jeune femme. Un respect que celle-ci semblait avoir perdu pour un moment et ça, ce sentiment d’être sale, d’avoir trahi une personne qui nous admirait par nos gestes, était l’un des sentiments les plus terribles qu’elle avait connu. Charlie s’était efforcée de planter ses yeux dans ceux de l’autre, pour lui montrer sa foutue fausse confiance en elle, pour lui montrer que, malgré tout, elle continuait de se tenir droite et fière. Tu parles. Que des foutues conneries. Mais Charlie était trop fière pour s’avouer que l’autre avait peut-être raison, que cette affaire merdique était en train de la ratatiner sur place. La brunette hocha la tête lentement pour montrer à l’autre femme qu’elle avait les oreilles grandes ouvertes.

Elle avait quelque chose à dire? Des accusations de plus, des faits de plus, des paroles blessantes de plus? Très bien. Charlie les supporterait en la regardant droit dans les yeux, dans la mesure du possible et en essayant de dissimuler la honte pâteuse. Mais elle faisait ça pour le bien des siens, de ses proches, de William. Elle ne savait plus si c’était une certitude ou si elle tentait seulement de se convaincre elle-même. Les deux options se dissolvaient les unes dans les autres pour ne former plus qu’une, peu alléchante mais obligatoire. Ses mains s’accrochèrent au verre de limonade qu’elle avait commandé il lui semblait de cela une éternité. Elle n’y avait trempé les lèvres qu’une seule fois depuis son arrivée dans le petit commerce. Elle avait besoin de s’occuper les mains, de canaliser sur ce foutu verre son énergie, l’énergie de désespoir, de colère, de doutes, d’appréhension. Ses yeux suivaient le mouvement de ses doigts, qui glissaient sur le verre transparent. Puis, ils remontaient pour se replonger dans ceux de l’autre jeune femme. Elle ne voulait pas lui faire croire à la victoire; elle était beaucoup plus tête brûlée que cela. Les accusations d’Evy s’accumulaient sur ses épaules, des poids qui l’affaissaient contre la banquette du café. Des jugements sur une situation qu’Evy ne connaissait probablement même pas complètement. La colère bouillonnait en elle et l’étau de ses doigts se referma davantage sur le verre en espérant que la texture glaciale l’apaiserait. Elle devait se taire. Charlie avait promis qu’elle écouterait. Elle le ferait, elle montrerait à son amie qu’elle la respectait suffisamment. Quand la blonde se tut enfin, l’orage gronda en dedans et Charlie sut qu’elle ne pourrait se contenir longtemps. Comment son amie osait-elle la juger ainsi, sans comprendre, sans seulement savoir dans quel but Charlie faisait ces deals?


« Tu penses vraiment que j’ai le choix? Vraiment? Parce que tu es du genre à discuter les ordres d’un homme qui pourrait faire assassiner ta famille de sang froid si tu refusais de faire à sa manière? Merde, Evy. » Voix un peu plus ferme et forte qu’elle ne l’aurait voulu. Elle devrait baisser le ton si elle ne voulait pas attirer l’attention. Ça avait pourtant été plus fort qu’elle, cette fois. « Et d’après toi, qu’est-ce qui serait arrivé à mes proches, à William et Mack et les autres si j’avais refusé obstinément? Je le fais pour les protéger Evy, il faut que tu comprennes! Je suis les seules à pouvoir le faire dans la situation où nous sommes, merde! » Un soupir, pour reprendre le contrôle du murmure dans lequel elle sentait toujours la colère poindre. Elle s’en foutait, maintenant. Elle n’allait certainement pas passer le reste de sa vie à se cacher. « J’ai déjà trop perdu pour pouvoir en supporter plus » continua-t-elle sur un ton encore plus bas, comme une phrase, une sentence prononcée pour elle seule, une épée qui lui allait droit au cœur. « Tu penses que je n’ai pas passé et repassé toutes mes possibilités avant d’accepter ce qu’ils me proposaient? Avant de seulement mettre mon orgueil de policière de côté et y réfléchir? J’aurais été lâche de fuir dans une autre ville en abandonnant tout le monde derrière moi, pas en restant! Je ne voulais pas partir avec la conscience de vous avoir tous laissé tomber, de vous avoir tous enfoncé dans la gueule du loup en vous condamnant. Evy, il FAUT que tu comprennes que je n’avais pas le choix. Ils m’auraient retrouvé, ils ne m’auraient pas lâché les baskets. Je fais ce que je fais pour protéger, peu importe si vous pensez que je suis devenue une sous-merde ou je sais pas quoi d’autre. » Les protéger parce qu’elle se sentait coupable, se sentir coupable de les protéger de cette façon, les siens. Elle était celle qui avait entraîné William au bord du gouffre, alors qu’au début, ils voyaient en rose. Elle refusait de l’entraîner encore plus loin, lui et les autres aussi. Les siens ne méritaient pas son gouffre. Ils méritaient mieux. Ils méritaient qu’elle fasse tout pour se faire pardonner.


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Message(#) Sujet: Re: I hate waiting, damn! (Libre) Jeu 28 Fév - 14:15

    -Lâche de fuir!

    Ce n’était pas une question, c’était une exclamation. Elle n’en revenait pas, elle venait de lui dire qu’il aurait été plus lâche de fuir dans une autre ville plutôt que de suivre ce que la mafia lui disait. Seigneur, elle n’en revenait tout simplement pas. Comment cette jeune femme intelligente devant elle pouvait ainsi réfléchir? Ce n’était pas brillant comme déduction, c’était même plus stupide qu’autre chose. Elle aurait pu mettre sa famille en sécurité, elle aurait pu faire bien autre chose, elle aurait même pu jouer le jeu pour fausser les donner. Elle aurait pu faire bien autrement, mais à la place, elle avait choisit de mettre ses coéquipiers en danger et elle préférait aussi mettre les employés de ce commerce où elles se trouvaient en danger. Parce que Charlie mettait tous ceux qui était ici dans cette pièce en danger de mort. Comment pouvait-elle être aussi insouciante et faire ses échanges avec la mafia dans ce commerce? Elle avait raison sur un point, Di Valsatro l’aurait retrouvé peu importe où elle aurait été. Mais là que faisait-elle? Elle lui donnait des armes contre ses collègues, elle lui donnait la chance de faire encore plus de ripoux dans cette ville.

    -Parfait, pense que tu fais la bonne chose Charlie. Mais tu ne me feras jamais croire que tu n’avais pas le choix, je n’avalerai jamais non plus que tu es courageuse d’avoir choisit de donner des informations à la mafia. Fuir n’aurait pas été lâche comme tu le penses, tu aurais pu disparaître. Tu sais, si Mac n’a pas été approché alors qu’elle a plus d’une personne dans sa vie à qui elle tient plus que tout, c’est que toi tu avais quelque chose de plus. Tu sais ce que c’est Charlie?

    Elle laissa le temps à la jeune femme de réfléchir, oui en effet la jeune femme avait quelque chose que Mackenzie n’avait pas, elle avait ce même quelque chose que tous ceux qui se laissait prendre et faisait les larbins pour les criminelles comme monsieur Di Valastro. Elle planta son regard dans celui du flic.

    -Ce que tu as de plus Charlie, c’est que tu es corruptible et ils le savent. Sinon, c’est Mac qu’ils auraient choisit, elle a plus de grade que toi et elle leur aurait été beaucoup plus utile que toi. Cependant, ils savent qu’elle, elle n’aurait pas céder, elle aurait préféré mourir que de ce laisser corrompre par eux. Tu crois qu’ils choisissent à l’aveuglette ceux qu’ils vont menacer?

    Elle savait que c’était vrai. Anthonio Di Valastro était un homme intelligent et il ne faisait jamais rien pour rien. Il choisissait tous ses collaborateurs de façon judicieuse. Il était là pour rester et ne voulait laisser rien au hasard des choses. Voilà pourquoi il avait choisit la jeune femme qui lui faisait face, il avait comprit qu’elle était blessé et qu’elle manquait d’assurance, il savait qu’elle avait beaucoup à perdre et il avait joué là-dessus.

    -Tu es faible et ils le savaient.

    L’accusation était là, mais elle était vraie. Elle travaillait tous les jours avec le fils de cet homme, le parrain. Elle avait pu voir comment il agissait et elle savait qu’il choisissait les gens faibles qui ne résistaient pas. Il été tombé pile avec Charlie, elle avait répondu oui à tout ce qu’il avait dit. Elle s’était laissé faire sans même essayer de se battre, sans même essayer de protéger ceux qu’elle aime et les mettre à l’abri. Elle avait préféré entraîner encore plus de gens avec elle dans son danger quotidien.

    -Maintenant, en plus de ta famille, tu mets chaque personne avec qui tu as des relations en situation critique. Tes collègues, tes amis, tous les membres de ta famille et tous les membres de la famille de ton amoureux. Tous ceux qui te côtoient sont à présent des cibles potentielles pour la mafia, avais-tu pensé à ça avant? Je ne crois pas, sinon tu n’aurais pas vu la fuite comme une solution lâche.

    Elle se leva, elle en avait assez de cette discussion qui ne menait à rien, la jeune femme c’était ancrée dans l’acceptation et pour se déculpabiliser elle se faisait accroire qu’elle n’avait pas choisit. Mais elle avait bel et bien fait un choix et le pire qu’il ne pouvait y avoir. Il était sur qu’elle allait le regretter un jour, ce ne serait peut-être pas maintenant, mais il était clair qu’un jour elle comprendrait l’énorme erreur qu’elle avait fait. Il y avait une chose cependant. Elle ne pouvait partir sans dire ceci à la jeune femme :

    -Là, tu as deux choix. Tu le dis toi-même à Mackenzie d’ici sept jours, sinon c’est moi qui le lui dirai. Il est hors de question que je la laisse courir un risque sans qu’elle ne sache à quoi s’attendre, on se comprend bien?

    Elle attendit, c’était la dernière chose qu’elle avait à lui dire. Elle ne voulait plus rien entendre sortir de la bouche de la jeune femme. La seule chose qu’elle voulait savoir c’était si elle le dirait elle-même à sa coéquipière ou si ce serait elle, Evy, qui devrait avertir sa sœur de ce que sa collègue et amie faisait. Elle n’hésiterait pas, elle ne voulait pas que Mac cours le moindre danger à cause de femme sans honneur. Elle lui lança une dernière chose.

    -Ah oui, une dernière chose. Si je te revois ici avec des informations à donner à tes amis de la mafia, je te jure que je te fais arrêter. Ce n’est pas vrai que tu vas mettre la vie d’une de mes amies et de son fils en danger parce que tu crois ne pas avoir eu le choix.
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I hate waiting, damn! (Libre)

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