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 Bon moment mauvais endroit? [Annalisa]

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Jared S. Cartwright

Message(#) Sujet: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Mar 28 Mai - 1:03

Jared retira son bonnet de protection de sa tête et le jeta à la poubelle en sortant de la salle. Il pouvait enfin respirer, la chirurgie s’était bien passée. Ne restait plus qu’à espérer que cet adolescent s’en remette bien. Il était épuisé, c’était une opération d’urgence qui lui avait prit plus de trois heures. Il avait des opérations plus longues, mais celle-ci l’avait tiré du lit après une longue journée de travail. Heureusement, il avait de la ressource et il savait qu’il était en état d’opérer sinon il ne l’aurait pas fait. Il s’étira en se rendant à la salle de repos. Lorsqu’il entra dans la salle, il vit une belle jeune femme couchée sur deux chaises. C’était chose courante dans un hôpital, les gens pouvaient faire deux quarts en ligne, les médecins de garde pouvaient profiter d’un quinze minutes de pause pour récupérer. Celle qui était là l’intéressait d’avantage. C’était Annalisa Di Valastro. Il l’avait vu travailler, ils avaient des patients en commun, comme cet adolescent qu’il venait tout juste de terminer d’opérer. Elle était belle, intelligente, elle ne se prenait pas pour une autre et était compétente. Tout ce qu’il aimait d’une femme. Il l’a regarda, son visage semblait si paisible et détendu. Il s’approcha doucement pour ne pas la réveiller.

La couverture dont elle s’était drapée avait glissé au sol et ses cuisses étaient visibles sa jupe ayant légèrement remontée. Il put voir des cicatrices zébrant sa peau. Étant médecin, il put évaluer qu’il s’agissait de brûlures, de brûlures graves. Il se posa la question bien entendu, que s’était-il passé? Un incendie? Un accident? Plusieurs choses lui passaient par la tête, mais il était loin de la vérité, si seulement il avait su. Il ramassa la couverture sur le sol et la remit très doucement sur la jeune femme. Autant pour couvrir ses jambes qu’afin qu’elle ne prenne pas froid. Dormir ainsi n’était pas toujours reposant et encore moins lorsqu’on avait froid en plus. Il s’assit face à la jeune femme et la regarda dormir pendant un moment, perdu dans sa tête.

Il avait parfois de la difficulté à concevoir qu’il pouvait sauver des gens, mais qu’il n’avait pas réussit à sauver sa mère. Avait-il vraiment voulut la sauver en fait? Lady Mama était décédée dans leur cuisine, il avait grandit avec elle, il avait apprit le créole avec elle, à lire aussi. Il avait tout tenté pour la sauver, il avait déjà une base en médecine et avait son cours de secourisme depuis longtemps déjà. Il avait fait ce qu’il avait pu, mais elle était morte. Son cœur fatiguée avait finit par la lâcher. Il en avait été ravagé à ce moment là, moins lorsque sa mère avait décédée. Oui, il avait été chagriné, mais pas autant que pour Lady Mama. Ses pensées furent stoppées dans leur élan par un mouvement devant lui. La jolie docteure se réveillait. Il lui adressa un petit sourire en coin. Il savait qu’elle attendait des nouvelles de son patient. Elle le suivait assidûment, il avait plusieurs problématiques.

-Il va bien. Toutes ses constantes sont stables.

Il espérait la rassurée ainsi et souhaitait qu’elle puisse rentrer chez elle la tête tranquille.


Dernière édition par Jared S. Cartwright le Lun 3 Juin - 1:45, édité 1 fois
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Mer 29 Mai - 2:23

Elle allait quittée après seize en lignes lorsqu’un de ses patients était entré en urgence. Il avait demandé le chirurgien en cardiologie de toute urgence. Elle suivait Max depuis qu’il avait à peu près six, il en avait douze maintenant. Il avait une malformation cardiaque. Ce soir, la valve du cœur avait complètement bloqué et il avait dû être opéré d’urgence à cœur ouvert. C’est le nouveau chirurgien qui l’avait prit en charge. Elle avait pu juger de sa compétence depuis son arrivée et elle était rassurée que ce soit lui qui soit venu. On l’avait prévenue que l’opération serait longue, l’infirmière lui avait dit d’aller dormir, qu’elle l’appellerait au besoin. Elle avait dit qu’elle dormirait mais dans la salle de repos, comme ça elle serait près en cas de besoin. Elle avait prit une couverture et s’était installée en travers de deux chaises rembourrées. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait recours à cette méthode de repos. Elle s’en accommodait régulièrement ces derniers temps. Elle s’assoupit rapidement d’un sommeil sans rêve.

Lorsqu’elle se réveilla, Jared était devant elle. Il avait l’air fatigué mais satisfait. Il l’avisa que le patient allait bien et que les constantes étaient stables. C’était une bonne nouvelle et elle en était contente. Elle se redressa pour s’asseoir et lui fit un sourire. Max l’avait échappé belle. Elle se demandait si Jared avait déjà vu les parents de Max ou s’il était venu respirer et avait laissé son assistante donner les bonnes nouvelles? Elle avait vu son horaire de travail, il avait fait trois grosses opérations dans la journée, avait quitté à dix-heures et avait été rappelé à une heure du matin. Il pouvait bien être fatigué le pauvre. C’était une grosse journée et le cœur était une machine complexe qui ne fallait pas sous-estimer, ni surestimer.  

-Merci beaucoup docteur Cartwright. Max est un petit bonhomme courageux, il s’accroche de toutes ses forces.

Elle n’avait pas eu connaissance qu’il avait remit la couverture sur elle, sinon elle l’aurait remercié pour ça. Elle se leva et laissa de côté son drapé, elle s’aperçut à ce moment que sa jupe avant remonté pendant son sommeil et que, comme elle était légèrement fripée, elle n’avait pas redescendu lorsqu’elle s’était levée. Elle eut un sourire gênée et se dépêcha de cacher ses cuisses. Elle n’avait pas honte de ses brûlures, mais elle était intimidée par le dévoilement de ses cuisses devant Jared. Elle devait avouer qu’il ne la laissait pas indifférente. En fait, il ne laissait pratiquement aucune femme de cet hôpital indifférente. Il avait se sourire charmeur qui les faisaient toutes craquer et un petit air rebelle qui lui donnait un côté mystérieux et sombre. Elle rougissait comme une écolière maintenant et elle détestait ça.

-Désolée, je n’ai pas l’habitude de me « dénudée » ainsi. Ce qui me rassure, c’est que vous ne me demanderez pas si j’ai la lèpre ou autre commentaire simpliste sur mes brûlures.

Dieu qu’elle en avait entendu des commentaires stupide sur ce qu’elle avait sur les cuisses. Elle détestait ça, mais en même temps, elle se faisait un point d’honneur de ne pas les cacher. Ce qu’elle avait vécu avait été assez traumatisant, si en plus elle devait s’en faire avec ce que les autres pensaient de ses cicatrices, elle n’en finirait plus. Elle tira sur son élastique laissant ses cheveux retomber dans son dos, laissant échapper un soupire de bien-être. Elle n’avait plus qu’une seule envie et s’était de retrouver son lit. La journée avait été longue pour elle aussi.


Dernière édition par Annalisa V. Di Valastro le Jeu 18 Juil - 22:30, édité 2 fois
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Jared S. Cartwright

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Lun 3 Juin - 1:46

Pourquoi le remercier? Pour les nouvelles, pour avoir fait son travail? En tout cas, pour lui dans les deux cas, elle ne lui devait aucun merci. Elle travaillait avec cet enfant depuis des années, elle prenait soin de lui la moindre des choses étaient qu’il lui fasse savoir qu’il allait bien après que lui l’est opéré. Mais certains trouvaient qu’il avait une drôle de conception de son travail, peut-être avaient-ils raisons, peut-être avaient-ils tord, le temps lui dirait bien. Il devait avouer que Max était un enfant courageux, elle avait raison. Il était fort et avait un bon moral malgré tout ce qu’il avait traversé. Jared avait eu l’occasion de le croisé dans les couloirs avec tous ses problèmes médicaux il était souvent hospitalisé. Il allait passé un commentaire sur l’enfant lorsqu’elle se leva dénudant ses cuisses sans le vouloir. Il eut le plaisir de la voir rougir.

Elle s’excusa et il eut un sourire ironique qu’il perdit dès que la jeune femme dit qu’il ne passerait pas de commentaires désobligeant sur ses cicatrices. Il était vrai que les gens pouvaient avoir des idées arrêtées quelques fois et dire des choses sans aucun sens. Il ne doutait pas une seconde que l’histoire de la lèpre devait lui avoir été sortie souvent. Elle faisait comme si ce ne l’avait pas blessé, mais c’était évident qu’elle avait été touché par ses remarques mesquines. Il fit quelque chose de spontané et peu professionnel, il toucha les cicatrices du bout des doigts avant de la regarder.

-Elles sont belles, vous avez eu de la chance dans votre malchance Anna. Je sais que c’est mal placé de dire ainsi vu ce que vous avez dû souffrir mais ce que je veux dire c’est que tout ça aurait pu être bien pire. Les greffes de peau ont été superbement faites et elles ont bien cicatrisées.

Il se leva pour lui faire face, elle trouverait le geste peut-être déplacé et peut-être aussi que sa vision professionnelle de sa blessure ne la dérangerait pas trop. Dans son métier, il n’avait pas le choix de rationnaliser sinon il perdrait la tête à se laisser toucher de trop près par les blessures de ses patients ou même de ceux qui l’entouraient.

-Désolé, je ne voudrais pas me montrer déplacé ou froid. Les barrières émotionnelles sont souvent la meilleure chose à faire dans notre métier, mais quelques fois elles nous rendent inhumains face aux autres.

Il lui fit un sourire d’excuse. Que pouvait-il ajouter de plus? Il avait fait la même chose avec sa mère, il avait mit une barrière entre eux. Cependant, il était devenu sans cœur avec elle, pour de vrai. Il se rendait compte qu’elle l’avait sans doute aimé à sa façon, mais pas à la façon dont lui aurait aimé. Peut-être était-il ainsi un pour cette raison aussi. Il était fatigué, mais n’avait aucune envie de dormir. Il regarda la jeune femme, elle semblait maintenant complètement réveillée.

-Que diriez-vous d’un café ou de manger une bouchée de nos super machines d’hôpital? Je vous invites. Ça fait un peu plus de trois mois que je suis là et je n’ai pas eu la chance de sociabiliser beaucoup avec mes collègues ou de jolie jeune femme et encore moins avec les deux en même temps. Vous pourriez remédier à la situation en acceptant mon invitation.

Il eut un sourire chaleureux. Il avait sincèrement envie d’apprendre à la connaître plus, peut-être même de savoir ce qui lui était arrivée pour qu’elle hérite de ses marques sur ses cuisses. Il voulait qu’elle laisse tomber la barrière professionnelle qu’elle mettait avec tous ses collègues. Il l’avait remarqué, elle n’en appelait aucun par son prénom, elle utilisait le titre et le nom de famille alors que pour elle-même, elle préférait qu’on l’appelle Anna ou Annalisa. Bien sur, il comprenait pourquoi depuis qu’il savait que le père de la jeune femme était un criminel à la tête d’une organisation de la mafia. Personnellement, il s’en fichait. Elle faisait son travail à merveille, elle avait une bonne tête sur les épaules, s’était tout ce qui comptait pour lui, le reste lui importait peu.
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Mar 4 Juin - 15:52

La jeune femme fût surprise de le voir toucher ses cicatrices, le toucher était doux et aucun signe de dégoût ne passa dans le visage de l’homme. Bien sur, il était chirurgien, il avait vu bien pire dans sa vie. De plus, il avait été médecin sans frontière. Il décrivit le travail fantastique de son médecin. En effet, elle avait eu de la chance, la chance que son père ait les moyens de lui payer un médecin en clinique privée qui s’était occupée d’elle. Les médecins de cet hôpital étaient merveilleux, mais il ne bénéficiait pas de la même technologie que ceux en clinique privée. Elle avait en effet eu de la chance dans sa malchance. Elle fût surprise de le voir s’excuser de sa manière de qualifier sa blessure. Elle ne l’avait pas trouvé froid et encore moins déplacé. Il avait parlé d’une façon professionnel oui, mais elle n’était pas blessée de ce qu’il avait dit, ni du ton employé.  En fait, c’était la première fois que quelqu’un lui disait que ses cicatrices étaient belles et qu’on l’a touchait ainsi. Il ne l’avait pas blessé, au contraire, il l’avait rendu heureuse. En plus de sauver son patient, il venait de faire quelque chose que personne avant lui n’avait fait. Ni ses ex, ni sa famille, personne n’avait fait ce qu’il venait de faire. Raff lui avait déjà dit que ses cicatrices étaient belles, mais il n’y avait jamais touché par crainte de lui faire mal. Elle avait beau lui dire qu’elle ne souffrait plus, il s’obstinait à ne pas lui toucher pour ne pas lui faire de mal.

Elle fût d’autant plus surprise par sa question, il l’invitait à prendre une bouchée ou un café avec lui. Elle eut un sourire, elle était très réveillée maintenant. Cependant, la cafétéria était fermée à cette heure et tout ce qu’il restait était ces sachets sous vide. Elle détestait cette bouffe dégoûtante à la fraicheur douteuse. Elle repensa à ce qu’elle avait apporté dans son lunch, un repas copieux qui lui avait été préparé spécialement par le chef du restaurant de son père. Il trouvait qu’elle était trop maigre et savait qu’elle devait faire un double quart. Elle avait donc deux sandwichs énormes remplient de viande et de légumes dans le frigo, avec une grande salade. Elle le regarda et lui rendit son sourire.

-J’accepte seulement si vous accepter de partager le « pic nic » que l’on m’a préparé. Je n’ai pas eu le temps de manger vraiment et toute cette nourriture est beaucoup trop pour moi seule.

Elle se rendit au frigo et elle sortie tout son attirail. Elle lui fit signe de le suivre et elle se dirigea vers la cafétéria. Ils choisirent une table et s’installèrent. Elle avait apprécié son compliment, d’accord, elle n’était pas la seule collègue qu’il devait trouver jolie, mais tout de même. Il savait y faire, en plus de lui faire plaisir, elle avait ressentit un petit chatouillement au niveau du ventre. Le genre de chatouillement agréable lorsqu’un homme passablement sexy vous faisait un compliment. Bien sur, elle n’allait pas se prendre la tête, il n’avait pas demandé à l’épouser non plus. Elle déballa les sandwichs et le laissa choisir celui qu’il voulait. Lorsque ce fût faite, elle s’installa avec son sandwich et déballa la salade.

-Je tiens à préciser que vous êtes loin de m’avoir insulté pour mes cicatrices. En fait, je ne pense pas qu’on n’en ait jamais parlé de façon aussi positive.

Elle croqua dans son sandwich avant de le regarder en faire autant. Elle mâcha pensivement avant de parler à nouveau. Pour la première fois depuis longtemps, elle avait envie de faire quelque chose. Elle eut un petit sourire.

-Est-ce que vous permettez que nous nous tutoyions?


Dernière édition par Annalisa V. Di Valastro le Dim 7 Juil - 16:45, édité 1 fois
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Jared S. Cartwright

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Mar 25 Juin - 2:30

Elle l'invitait à partager son repas? N'importe quand! Ça ne serait que des sandwiches avec du pain sec qu'il aurait accepté de toute manière. Cette femme l'intéressait, il ne pouvait pas le nier. Depuis qu'il avait fait sa connaissance, il n'avait eu de cesse de vouloir apprendre à la connaitre... mais la demoiselle était un peu distante avec les gens et Jared n'y avait pas fait exception. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, mais il s'était heurté à un mur. Néanmoins, il commençait à sentir qu'elle lui faisait un peu plus confiance. C'était peut-être ça le soucis d'ailleurs. Son nom n'était sans aucun doute pas du tout facile à porter. Il l'avait vue se faire refuser de soigner un patient à cause du nom de son père. Avec ça, il était peut-être tout à fait normal de se méfier des gens. Combien de fois ce genre de choses avait pu lui arriver? Il fallait qu'à quelque part elle soit forte pour affronter ce problème. A sa place, Jared aurait peut-être songé à changer de nom. Ça forçait le respect.

- Je veux bien partager votre repas, mais à une condition. Que vous me laissiez vous inviter au restaurant lorsque nous serons tous deux de repos. proposa Jared avec un petit sourire, espérant que son offre allait être acceptée.

C'était pour lui une façon d'essayer de faire sa connaissance. Si ça pouvait la rassure, alors il l'amènerait au restaurant de son père. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle voit qu'elle pouvait avoir confiance en lui, qu'elle l'intéressait réellement. Elle l'intéressait pour la personne qu'elle était et non à cause de son père. Ça aussi Jared l'avait sentit. Si elle restait distante avec les gens, c'était sans doute aussi - peut-être de façon totalement inconsciente - pour se protéger des gens qui voudraient l'utiliser afin d'entrer dans les bonnes grâces du Parrain. Parce que ces gens-là devaient courir les rues. Si Jared n'avait que faire du Parrain - pas de là à aller le défier quand même - il pouvait concevoir que pour certaines personnes, cet homme faisait la pluie et le beau temps. De là à ce qu'on utilise sa progéniture pour accéder à l'homme par-contre, c'était une toute autre histoire. Et ça, il n'approuvait pas. Bref, il comprenait que la jeune femme se protège de la sorte. Il espérait seulement qu'elle finirait pas abaisser sa garde avec lui. Après tout, il ne lui voulait aucun mal. Au contraire.

Annalisa - quel joli prénom - revint avec tout un tas de victuailles. Elle n'avait pas menti quand elle avait dit en avoir trop pour elle toute seule. Jared soupçonnait le père de la jeune femme de veiller à ce que sa fille se nourrisse convenablement même lorsqu'elle était au boulot. Il était vrai que la nourriture de l'hôpital laissait quelque peu à désirer et que le choix dans les machines distributrices était... limité. Comme elle le laissa choisir, Jared choisit le sandwich au poulet et mordit dedans. Délicieux. Il avait une faim de loup en plus. Son dernier repas remontait à... tellement loin qu'il ne s'en rappelait même plus. C'est à ce moment-là qu'Anna lui dit qu'elle ne s'était pas sentie insultée lorsqu'il avait parlé de ses cicatrices.

Sur ce coup-là, il avait été un peu stupide. Il avait fait le médecin, le clinicien. Il avait complètement oublié qu'il parlait à une personne dotée de sentiments. C'était une déformation professionnelle, il en était conscient. S'attacher à ses patients, c'était la pire chose qu'il pouvait faire et il le savait. Mais lorsqu'il avait vu les cicatrices d'Anna, son réflexe était revenu au galop. Et il s'en voulait un peu d'avoir été aussi con. Il était heureux de voir qu'elle ne l'avait pas mal pris. Même qu'il fut surpris de l'entendre lui dire que c'était la première fois qu'on lui en parlait de façon aussi positive. Sur quel genre de personnes était-elle tombée, bon sang? Ce fut à ce moment-là qu'elle lui demanda s'ils pouvaient se tutoyer. Il en rêvait!

- Avec plaisir. répondit-il en souriant avant de prendre une bouchée de son sandwich qu'il mastiqua pensivement. Si je ne me mêle pas de mes affaires et que ça te déplaît, tu le dis et je ne t'en reparlerai plus.

Il s'interrompit et attendit que la jeune femme lui fasse signe de poursuivre, alors il se lança:

- Tes cicatrices sont belles, j'en ai vues des pires et bien des gens voudraient les faire disparaître le plus possible... toi, tu y as déjà songé?

Jared espérait seulement qu'Annalisa ne prendrait pas mal sa question. Ce n'était pas une incitation, un jugement ou quelque chose du genre. Non, il s'intéressait réellement au pourquoi de la chose. Après tout, c'était possible des chirurgies réparatrices et elle aurait pu en subir une. Surtout que ces cicatrices n'avaient pas l'air récentes. Alors... pourquoi ne pas l'avoir fait? Ça l'intriguait.
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Dim 7 Juil - 16:46

Déjà, elle venait de se faire invité et elle avait accepté pour qu’il accepte de partager son repas. Elle devait avouer qu’il y avait longtemps qu’elle n’avait pas accepté ou même reçu une invitation. Bon d’accord, Jared l’avait déjà invité mais elle avait refusé par peur. Elle devait l’admettre, elle avait la crainte du rejet, la crainte d’être blessé. Cependant, si elle ne tentait rien, elle n’aurait rien. Était-ce qu’elle voulait? Non. Elle avait envie d’avoir un homme dans sa vie, envie d’avoir une famille. Jared avait accepté qu’ils se tutoient, elle était contente, c’était un pas vers une relation moins professionnelle et un peu plus personnelle. Elle en avait envie avec lui, au début elle n’avait pas cru que ce serait possible, mais plus elle apprenait à le connaître, plus elle avait envie d’en savoir sur lui. Elle savait qu’il avait perdu sa mère, mais elle ne savait pas dans quel circonstance, elle savait aussi qu’il avait un froid avec son père, mais encore là, elle ne savait pas ce qui s’était passé. Elle devait avouer quelle était curieuse, elle avait envie de savoir ce qui était arrivée. D’accord, elle n’irait pas poser la question directement, après tout, elle avait du tact et elle n’avait pas l’habitude de se mêler de la vie des autres. Elle en était là dans ses pensées quand l’homme se mit à dire que s’il ne se mêlait pas de ses affaires, qu’elle pouvait lui dire. Elle prit une bouchée de son sandwich et elle faillit s’étouffer en l’entendant lui demander si elle avait déjà pensé à faire disparaître ses cicatrices. Elle avala sa bouchée et bu un peu avant de répondre. En fait, elle prit même quelques secondes de plus.

-Je suis surprise de la question, mais elle n’est pas déplacée. Je mentirais si je disais que je n’y ai pas songé. Mais ce serait un souci d’esthétisme plus que de nécessité. Je ne veux pas perdre de temps de convalescence juste pour ça quand des enfants eu attendent d’être opéré et soigné pour des maux beaucoup plus graves.

Ce commentaire faisait peut-être prétention dans un sens, enfin pour quelqu’un qui ne comprenait pas sa passion, on aurait pu croire qu’elle tentait de se faire mousser. Mais ce n’était pas le cas, certains de ses petits patients pouvaient attendre jusqu’à six mois, voire un an pour avoir leur intervention. Elle voyait des infirmières qui travaillaient fort pour la moitié de leur salaire, elle voyait certains médecins qui s’en fichaient, elle avait même vu une de ses collègues prendre congé pour subir une chirurgie esthétique. Combiens d’enfants avaient dû voir leur intervention et soins être retardés à cause de cette histoire? C’était tellement stupide. Mais il y avait aussi une autre raison pour laquelle elle ne voulait pas faire disparaître ses cicatrices. Elle osa lui dire.

-Je veux aussi me souvenir, me rappeler ce qui s’est passé, pourquoi ça s’est passé et comment ça c’est terminé. Ce jour là, mon frère m’a sauvé la vie. Sans lui, je ne serais pas assis face à toi. Ses marques me rappelles tous les jours à quel point il m’aime et ce qu’il a fait pour moi.

Elle voulait aussi se souvenir que le côté sombre de son père avait causé toute cette douleur, son nom de famille et ce que son père a choisit de faire dans sa vie à mener à ce moment crucial de sa vie. Elle s’est relevée, elle a refusé d’accuser qui que ce soit, elle ne voulait pas qu’il y ait de retomber et que la violence engendre la violence. Elle ne voulait pas voir les pères de ses enfants être blessés ou pire. Elle préférait encore souffrir en silence et dire que ce n’était qu’un accident plutôt que de voir d’autre subir ce qu’elle avait subit. Elle prit une autre bouchée de son sandwich, son histoire ne lui coupait plus l’appétit comme avant. Elle avait fait un choix, elle l’avait accepté et elle continuait à vivre normalement. Elle préférait de loin avoir la conscience tranquille, même si ça avait impliqué de mentir à son père et de faire en sorte que son frère embarque dans son plan et garde le secret. Elle avait fait le bon choix selon elle. Elle sourit au docteur et termina sa bouchée avant de demander :

-Et toi? Tu as des « cicatrices » dont tu aurais peut-être aimé faire disparaître? Désolée, je me dis qu’une discussion va à double sens, je t’ai raconté un petit bout de mon histoire, je me disais que tu pourrais me dire quelque chose sur toi, si tu veux bien entendu.

Elle espérait ne pas avoir brusqué avec sa question. Mais après tout, il avait posé une question personnel, il devait bien s’attendre à ce qu’elle en fasse autant non? S’ils voulaient se connaître n’était-ce pas la meilleure façon de faire? Du moins, elle le souhaitait.



I just can't get you out of my head
Boy, your lovin' is all I think about
I just can't get you out of my head
Boy, its more than I dare to think about

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Jared S. Cartwright

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Dim 7 Juil - 20:22

Il était un véritable curieux, ça Jared l'avait toujours su. On ne lui avait aussi souvent repproché d'ailleurs. Il en était parfaitement conscient. Si certains considéraient la curiosité comme un vilain défaut, pour lui, ça ne l'était pas. Il avait toujours considéré qu'être curieux était une bonne chose. C'était par la curiosité qu'il s'était interrogé sur un tas de choses, ce qui l'avait poussé à chercher afin de connaitre les réponses. A ses yeux, c'était un signe d'intelligence. Là où il savait que ça pouvait être mal interprété, c'était lorsqu'il s'agissait de la vie privée des gens. C'était pourquoi il s'était presque attendu à ce qu'Annalisa ne l'envoie au Diable pour avoir posé une question aussi personnelle. Mais elle n'en fit rien. Au contraire, elle lui répondit le plus honnêtement possible. Les raisons qu'elle évoquait étaient toutes d'une logique imparable et il pouvait comprendre pourquoi elle en était arrivée à la décision de conserver ses cicatrices.

C'est cependant lorsqu'elle révéla que c'était le jour où son frère lui avait sauvé la vie qu'il tiqua. Que c'était-il donc réellement passé? Sur ce sujet, il était très curieux, mais Jared décida de ne pas poser davantage de questions. Si Anna désirait en parler, elle le ferait. Il n'allait pas la pousser à tout lui raconter... même s'il mourait de curiosité. Lors de la journée de la collecte de sang, Jared avait pu faire la connaissance du frère d'Annalisa ainsi que du cousin et de la cousine. Ils formaient un véritable clan, avec des liens très serrés. C'était une chose qu'il leur enviait. A voir avec quel plaisir Raffael avait taquiné la petite amie de son cousin ou même sa cousine, Jared en avait conclut qu'ils s'aimaient tous énormément et prenaient soin les autres des autres. Alors entendre Annalisa lui confier que c'était son frère qui lui avait sauvé la vie ne fit que le renforcer dans sa conviction qu'il n'y avait rien qu'un membre de cette famille ne ferait pas pour un des siens. Si ç'avait été Raffael qui avait subit cet accident - Jared ne connaissait pas encore les détails! - il aurait mis sa main au feu que la belle aurait tout fait pour sauver son frère.

Il en était là dans ses réflexions lorsque Annalisa lui retourna sa question sous une autre forme. Ça ne l'étonnait même pas et il ne s'en formalisait pas non plus. Il était évident que si elle avait répondu honnêtement à sa question, il fallait qu'il s'attendre à la subir en retour. Avait-il des cicatrices? Bonne question. Il en avait des petites superficielles qui n'étaient pas très visibles et qui résultaient de ces péripéties, mais rien qui vaille vraiment la peine d'en parler. Non, pour Jared, ses cicatrices étaient plus émotionnelles qu'autre chose. Les années où il avait passé plus de temps avec les employés de ses parents qu'avec ses parents eux-mêmes y étaient pour quelque chose. Il s'était davantage attaché à ces gens qu'à ses propres parents. Ça pouvait avoir l'air... égoiste, mais c'était la stricte vérité. Sa mère n'avait pas voulu d'enfants pour ne pas perdre sa si précieuse silhouette. Elle ne s'était pour ainsi dire jamais préoccupée vraiment de son seul et unique enfant. Et son père, n'en parlons pas! Il était trop occupé au travail, il n'avait jamais de temps pour sa famille. C'était suffisant pour qu'il ne se soit jamais senti proche d'eux. Le pire, c'était quand il avait fini par s'enrôler dans "médecins sans frontières". Sa mère s'était lamentée, ne voulait pas qu'il parte et tout ce qui allait avec. Elle était passée des supplications aux larmes avant d'appliquer les menaces. Elle avait tout fait pour l'empêcher de partir, mais Jared avait fini par faire ce qu'il voulait. Cette femme lui avait certes donné la vie, mais elle n'avait jamais rien fait de plus pour lui. Pourquoi devrait-il renoncer à ce qu'il voulait pour une personne qui n'en avait jamais rien eu à faire de lui? Et maintenant, on ne parlait pas du fait que son père lui en voulait pour mourir parce qu'il n'était pas arrivé en courant au chevet de sa mère.

- Je suis un peu casse-cou, donc oui, j'ai des petites cicatrices que je présente comme mes trophées de guerre. J'ai des histoires rigolotes pour chacune d'entre elles. Mais pour répondre à ta question, c'est plus sur le plan émotionnel que ça se joue. Je ne me plains pas par-contre, je sais qu'il y a bien pire que mes petites histoires de famille.

Jared n'avait pas tellement envie d'entrer dans les détails, mais comme Anna s'était livrée à ce petit jeu et avait répondu honnêtement, il se devait de faire la même chose. C'était donnant-donnant. S'il voulait espérer qu'elle lui laisse une chance de lui démontrer qu'elle l'intéressait vraiment, il fallait qu'il se montre honnête avec elle. Son histoire était un peu triste, mais terriblement pathétique. Et pourtant, il s'en était sorti. Il savait qu'il y avait bien pire dans la vie, que des gens souffraient davantage que lui avait pu souffrir et c'était pour cette raison qu'il refusait de se plaindre. De toute manière, se lamenter sur son sort ne changerait jamais rien à ce qui s'était passé. Il lui fallait aller de l'avant.

- Je n'ai jamais été très proche de mes parents. commença-t-il lentement, se demandant comment il pourrait dire les choses. - Je viens d'un milieu aisé, mon avocat de père travaillait sans arrêt, ma mère passait son temps à dépenser l'argent que mon père gagnait. En shopping, restaurants, redécoration de la maison, chirurgies, rendez-vous chez le coiffeur et j'en passe. Au final, j'ai passé plus de temps avec le personnel de maison qu'avec mes propres parents. Ils ne m'ont jamais vraiment compris et je penses que je peux en dire autant en ce qui me concerne. Dans le fond, on ne se connaissait pas.

Jared mordit dans son sandwich, mastiqua un moment sa bouchée avant de l'avaler... tout en réfléchissant un peu à ce qu'il allait dire. Le vivre était une chose, le raconter en était une toute autre. Il ne savait pas quel bout était important, quel passage il pouvait sauter. D'un autre côté, Jared était conscient de devoir raconter certaines choses pour que son récit soit un peu plus cohérent pour Anna.

- J'avais tout ce que je voulais, mais pas de vrais parents. J'ai eu mon premier tatouage à l'âge de 16 ans parce que ma mère s'était contentée de signer un bout de papier sans le lire. Mon père en a presque fait une syncope. se rappella le médecin avec un léger sourire sur les lèvres. J'ai quitté l'Arizona pour aller en Georgie, je me suis spécialisé en cardiologie alors que ma mère aurait préféré que je m'oriente vers le chirurgie esthétique.

Jared ne se souvenait que trop bien des propos acerbes que sa mère lui avait adressés lorsqu'il avait annoncé dans quoi il voulait se spécialiser. Pour elle, la cardiologie n'était pas assez prestigieux. Pas assez payant. Jared la soupçonnait de vouloir qu'il s'oriente vers l'esthétisme parce qu'ainsi, elle pourrait bénéficier de chirurgies à l'oeil. Il avait fait à sa tête et fait comme il l'entendait. Oui, il y avait de bons chirurgiens esthétiques qui pouvaient faire une différence dans la vie de personnes nées avec des difformités et ça, il pouvait le comprendre. Juste pour cette raison, Jared aurait pu se laisser tenter. Ce qui l'avait repoussé, c'était les histoires de faire des opérations dans le seul but d'être beau. Gonfler une poitrine, retirer de la graisse ou remodeler un nez déjà joli ce n'était tout simplement pas sa tasse de thé. Peut-être aurait-il eu une autre vision de la chose s'il n'avait pas vu à quel point quelqu'un pouvait se laisser entrainer dans le tourbillon des chirurgies esthétiques. C'était à peine s'il se souvenait de ce que sa mère avait l'air avant de subir ses chirurgies.

- Sinon, comme tu le sais, j'ai beaucoup voyagé avec "médecin sans frontières", mais ma mère n'aimait pas ça. A chaque fois qu'elle me parlait, j'avais droit au refrain sur ses pauvres nerfs fragiles, les maladies que j'attrapperais là-bas... Je faisais la sourde oreille, ça ne valait pas la peine que je m'acharnes à lui faire comprendre qu'elle se trompait. La seule chose pour laquelle elle pouvait avoir raison, c'était pour ses nerfs fragiles. Un rien la faisait grimper aux rideaux. Mon père rentrait tard à cause du travail? Il la trompait. Je partais à l'autre bout du monde? Je la punissais. La nouvelle cuisinière mettait trop d'épices dans un plat? Elle voulait tuer ma mère. Tout était prétexte pour avaler des cachets. Ça n'a donc pas été une grosse surprise que d'apprendre qu'elle a fait une overdose il y a un peu plus d'un an et demi maintenant.

Non, ça n'avait pas été une surprise. Si Jared avait tout de même tenté de l'aider à soigner sa dépenses aux médicaments, s'il avait parlé à son médecin pour le convaincre d'y aller plus tranquillement avec les cachets, ç'avait été en pure perte. A croire qu'ils n'étaient plus très nombreux à avoir une concience. Jared se passa une main sur le visage et soupira. Il avait tenté de remédier à tout ça, mais au final, ça n'avait servit à rien. C'était peut-être ce qu'il regrettait le plus. Car même s'il n'appréciait pas sa mère des masses et qu'il ne la connaissait pas, elle demeurait tout de-même sa mère. Il aurait voulut pouvoir faire davantage pour elle. Sincèrement.

- Au début, j'ai essayé de l'aider en parlant à mon père, en allant voir son médecin, mais ils faisaient tous la sourde oreille. Mais à un certain moment, j'ai compris que j'avais beau vouloir la sortir de là - même si je ne l'aimais pas particulièrement, elle était quand même ma mère - si elle ne s'aidait pas elle-même, ça ne servirait à rien. Je ne suis pas très fier de moi sur ce coup-là, mais... j'ai renoncé. Depuis qu'elle est décédée, mon père m'en veut pour mourir. Il prétend que j'ai négligée ma mère et qu'elle est morte de chagrin par ma faute. raconta tristement Jared avant de pousser un profond soupir de lassitude. C'est déprimant comme conversation, je suis désolé.
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Jeu 18 Juil - 22:30

Elle eut un sourire lorsqu’il parla de ses « petites » cicatrices. Un casse-cou alors? Le pire c’est qu’elle le voyait bien en train de faire de l’alpinisme ou de la course à moto, il avait le style il fallait dire. Elle se prit à imaginer les cicatrices de son corps, à essayer de trouver où elles pouvaient bien être. Elle eut une petite chaleur en s’imaginant les découvrir de ses lèvres. Ouf, ce n’était pourtant pas son genre d’avoir ce genre de fantasme et encore moins quand la personne lui faisait face. Elle devait vraiment manquer de  … sommeil pour rêver éveillé. Elle ravala cependant son sourire lorsqu’il commença à parler de sa famille et de ses cicatrices émotionnelles. Personne ne savait rien sur la famille du docteur Cartwright, la seule chose qui était clair était que sa mère était morte, mais sinon personne ne savait rien d’autre. Il était plutôt secret dans ce domaine, et pourtant, il s’ouvrait à elle maintenant. Elle trouvait triste la situation qu’elle avait vécu, elle n’aurait pas passé à travers son adolescence sans sa famille, alors de voir que Jared avait ainsi été rejeté par ses parents la rendait triste et en colère pour lui. Anthonio était le parrain, mais Annalisa savait exactement qui était son père, ce qu’il valait comme homme, comme chef et comme « business man ». Elle connaissait toutes les facettes, les belles comme les moins belles, c’était tout de même rassurant non?

Elle était assez étonnée de ce que disait le chirurgien, son premier tatou à 16 ans, sa mère qui se cachait derrière les cachait son père qui n’était jamais là, le manque de soutient de sa mère vis-à-vis ses choix d’avenir et surtout cette overdose qui l’avait tué et dont Jared parlait avec tant de détachement. Il parla ensuite ce qu’il avait tenté de faire, du manque de soutien de la part de son père et du médecin de sa mère et des reproches de son père après le décès de madame Cartwright, elle était outrée que l’avocat est pu ainsi blâmer son fils qui l’avait porté mis en garde contre ce que faisait sa mère. Jared indiqua que la conversation était déprimante et s’en excusait. Elle se rendit compte à ce moment qu’elle avait cessé de manger pendant que l’homme lui racontait son histoire. Elle secoua la tête et posa sa main sur celle du chirurgien.

-Ce n’est pas déprimant, c’est triste comme histoire, mais pas déprimant. Mon père est un criminel, mais nous avons toujours été une famille unie, alors j’ai de la difficulté à comprendre le concept des parents qui mettent un enfant au monde pour le laisser grandir sans soutien. Ça me dépasse.

Elle reprit son sandwich et mordit dedans pour prouver qu’elle n’avait pas perdu l’appétit avec les histoires du jeune homme. Elle était contente de constater qu’elle était encore sensible à ce genre de choses, elle avait tellement vu d’horreur dans le département de la pédiatrie qu’elle avait cru qu’elle serait un jour insensibilisé à toutes les émotions négatives. Mais ce n’était pas encore aujourd’hui que cela arriverait. Elle se laissa emporter dans ses pensées, imaginant ce que ça avait dû être pour lui d’avoir une mère pour laquelle il ne ressentait pas d’amour, d’avoir un père qui après avoir laissé dégénéré la situation vous accusait de n’avoir rien fait.

-Tu as fait ce que tu as pu pour elle, tu ne pouvais pas décider de guérir pour elle. Elle a fait son choix en avalant jour après jour ses cachets. Tu n’y pouvais rien, peu importe ce que ton père peut en dire. Il n’était pas là, il n’a pas vu ce qui se passait et quand tu as cherché de l’aide il a affiché absent. C’est d’autant plus sa faute que tu étais sur un autre continent alors que lui vivait à ses côtés.

Elle ne voulait pas prendre partie, ni le déculpabilisé, mais les faits étaient là et parlaient d’eux-mêmes.

-Je trouve que ton geste envers elle à été courageux, tu as tenté de t’impliquer malgré ce que pensait ton père. Tu t’es buté à lui et à un professionnel qui était loin de l’être. Tu as tenté le tout malgré les conséquences que ce pourrait avoir. Tu as beau dire que tu n’aimais pas ta mère, il fallait l’aimer tout de même un peu pour faire ce que tu as fait. Tu ne peux pas t’en vouloir, elle ne voulait pas s’aider alors il n’y avait rien à faire.

Elle reposa son sandwich et inspira un bon coup.

-Tu vois, je t’admire pour ton courage, tu as su affronter la situation. Personnellement, je ne sais pas faire face. Mes cicatrices ne sont pas un accident, mais j’ai toujours dit ainsi parce que je connaissais les conséquences de la vérité et je voulais les éviter. Aujourd’hui, c’est la même chose, je connais les conséquences du nom de mon père et je voudrais en changer au lieu d’affronter la situation en face. Je n’ai pas ton courage tu vois, je suis faible et je m’en veux d’être ainsi.

Elle avait sans aucun doute trop parlé, a part son frère personne ne savait qu’elle n’avait pas été victime d’un accident. Elle ne pensait pas que Jared en parlerait ou le crierait sur tous les toits, mais elle avait manqué de jugement en se dévoilant ainsi. Son père était bien capable de traquer ces enfants devenus grands et leur faire payer ce qu’ils avaient fait à sa fille. Elle ne voulait pas ça, loin de là. Elle détesterait qu’il y ait des représailles pour cette histoire qui avait eu lieu dans son adolescence.



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Jared S. Cartwright

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Mer 24 Juil - 16:45

Ses histoires de famille étaient peut-être tristes aux yeux d'Annalisa, mais aux siens, c'était déprimant. Il n'y avait rien de joyeux à évoquer le fait qu'il avait toujours été plus proches du personnel que de ses propres parents. Pas plus que ce n'était agréable de dire à haute voix qu'il avait tenté d'aider sa mère sans succès. A ses yeux, c'était un échec cuisant. Comment pouvait-il être capable de sauver la vie d'une personne qu'il ne connaissait pas, mais avait été totalement incapable de sortir sa mère de cette spirale infernale? Jared avait vraiment beaucoup de mal à comprendre un tel concept. Sinon, comment son père pouvait-il se montrer aussi hermétique? Ne voyait-il pas que Jared avait fait tout ce qu'il pouvait malgré les relations tendues qu'il entretenait avec cette femme? Son père devait avoir le nez trop collé à son petit nombril pour voir de telles choses.

Ça aussi c'était déprimant.

Quand Anna dit qu'elle ne comprenait pas que des parents pouvaient délaisser leurs enfants, Jared se contenta de hausser les épaules. Elle avait raison, pour lui aussi c'était un concept inimaginable. Si un jour il devait avoir des enfants, jamais il ne reproduirait ce que ses propres parents avaient fait. Il en avait trop souffert pour l'infliger à quelqu'un d'autre. De plus, Jared aimait à croire qu'il n'était pas comme eux. Peut-être se berçait-il d'illusions, peut-être qu'il reproduirait - malgré lui - le même pattern que ses parents, mais il se promettait de tout faire pour ne jamais en arriver là. Après tout, nul ne pouvait savoir ce que la vie lui réservait! Même si parfois ç'aurait été franchement bien de savoir à l'avance ce qui allait se produire.

La jeune femme marqua un autre point lorsqu'elle lui dit qu'il avait fait ce qu'il pouvait pour venir en aide à sa mère et que c'était elle qui avait choisit d'avaler ces pilules. Il le savait, mais voir que quelqu'un d'autre était enfin d'accord avec lui, ça lui ôtait un poids de sur les épaules. Il ne l'avait jamais obligée à avaler tous ces comprimés, il avait tenté de leur faire voir à tous que ce n'était pas bon pour elle, mais en pure perte. Voir qu'enfin quelqu'un partageait son opinion et ne le blâmait pas lui fit un bien fou. Avant ce jour-là, jamais Jared n'avait réalisé combien ça pouvait être lourd à porter que de se sentir responsable de quelque chose comme la mort de sa mère. Au final, il se culpabilisait inutilement et il s'en rendait compte. Son père avait réussi à le convaincre de ce qu'il disait.

- Je n'avais jamais parlé de ça à qui que ce soit. commença lentement Jared après avoir mastiqué pensivement la bouchée de sandwich qu'il avait dans la bouche. Ça n'avait rien de courageux. J'ai fait ce que n'importe quel médecin digne de ce nom aurait fait pour aider un addict. ajouta-t-il en la regardant droit dans les yeux. Garder pour toi ce que tu savais concernant ton "accident", ça c'est courageux. Tu aurais pu laisser ton père s'en occuper, mais à la place, tu lui as tenu tête. Ça c'est digne de mention.

Entendre Annalisa lui parler de courage pour avoir affronté la situation plutôt que de se cacher la tête dans le sable versus ce qu'elle avait elle-même vécu ne lui plaisait pas. Non. Il n'y avait rien de courageux à ce qu'il avait fait. Jared n'avait fait que ce que tout médecin sensé aurait fait pour un patient avec une dépendances aux médicaments: tenter de l'aider en remontant à la source. S'il comparait avec ce qu'Anna avait vécu - ses brûlures qui à l'en croire n'étaient pas à l'origine d'un accident - la réputation et les activités de son père, s'il y avait quelqu'un dans cette pièce qui avait fait preuve de courage, c'était bien elle. Malgré les embûches que son nom lui apportaient, elle continuait à se battre quand même. Il cru deviner que les brûlures qu'elle arborait avaient été provoquées par une ou des personnes malveillantes... et là encore, alors qu'elle aurait eu toutes les raisons de chercher à se venger, elle n'en avait rien fait. Du moins, s'il comprenait bien ce qu'elle était entrain de lui raconter. Parce qu'il n'était pas dupe, il aurait suffit d'un mot pour que son père règle le problème à sa manière... et elle avait tenu bon.

Non, franchement, si quelqu'un faisait preuve de courage, c'était bien Annalisa.

- Maintenant que tu connais mon enfance, si tu me parlais un peu de la tienne? interrogea-t-il dans l'espoir de revenir sur un sujet plus... léger.


Je sais, c'est vraiment loin d'être génial. Désolé. Je ferai mieux au prochain!
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Bon moment mauvais endroit? [Annalisa] Mer 31 Juil - 1:51

Oui, elle aurait pu laisser son père régler la situation. Mais ensuite, elle aurait eu des choses horribles sur la conscience et elle ne pouvait pas le supporter. Son père n’était pas du genre à aller discuter avec les parents de ses enfants, il était plus du genre à faire du mal aux adultes qui les avaient élevé plutôt que de dire que leur enfant avait mal fait. Il n’y avait pas de juste milieu avec le parrain. Elle détestait cet homme. Elle aimait plus que tout son père, mais elle détestait le rôle du parrain. Pour elle, s’était deux personnes distinctes dans un même corps. C’était difficile à expliquer, mais c’était ainsi qu’elle le voyait. Elle haussa les épaules lorsque Jared dit que c’était elle qui avait eu du courage en tenant tête à son père. Elle n’était pas d’accord, elle ne lui avait pas tenu tête, elle avait tut la vérité, voilà tout. Elle n’avait pas dit à son père ce qui s’était passé car même si elle lui avait demandé de ne pas faire de représailles, il n’aurait pas écouté. Il aurait fait à sa tête.

-Taire l’incident et faire taire mon frère, c’est tout ce que j’ai fait. Je n’ai pas tenu tête à mon père Jared, je lui ai caché la vérité, ce n’est pas courageux, c’était seulement la chose à faire pour éviter que d’autres souffrent.

Elle balaya le sujet du revers de la main, après tout, il avait raison c’était déprimant comme sujet au final. Elle reprit une bouchée de son sandwich et l’écouta lui demander de lui parler de son enfance. Elle mâcha pensivement, que pouvait-elle raconter qui ne tournerait pas au triste sujet? Après tout, ce qui était triste faisait partie aussi de son enfance? Il lui avait ouvert son cœur, alors elle se devait de faire pareil. Elle relâcha les épaules, la conversation semblait l’avoir stressé, elle était tendue.

-Et bien, mon enfance n’a pas été banale comme tu dois le savoir. Mon père était déjà un criminel à ma naissance, donc je n’ai rien connu d’autre de lui. Cependant, il n’est pas seulement l’être cruel dont les journaux et la télé le dépeint. Je sais que ça semble fou, mais pour moi, il y a mon père et il y a le parrain. Je me souviens de ces journées que nous passions tous ensembles au parc, à faire des pics-nics, à jouer comme des gens normaux. C’était des moments précieux que je ne veux jamais oublié.

Elle avait joué avec son père, il faisait le gros méchant monstre qui devait les attraper et elle courait le cœur battant espérant ne pas être la première à être attrapé. Elle se souvenait encore de la sensation d’adrénaline qu’elle ressentait enfant, bien sur, à ce moment-là elle ne savait pas que c’était de l’adrénaline, mais maintenant elle le savait et elle avait adoré cette sensation.

-Ensuite, il y a eu l’accident de ma mère, ça été un choc pour nous tous lorsqu’elle est décédée. C’était une femme extraordinaire, je n’ai jamais comprit ce qu’elle avait pu trouver à mon père pour l’épouser, mais ils s’aimaient, c’était évident et c’était tout ce qui comptait pour moi à ce moment-là. J’ai souvent cru que son accident n’en était pas un, mais je ne sais pas et je ne saurai sans doute jamais. Elle était belle et si douce, quelques fois, j’ai l’impression d’avoir l’effluve de son parfum qui me passe sous le nez, comme si elle était toujours là et qu’elle entrait dans la pièce.

Jared allait peut-être la prendre pour une folle, mais elle s’en fichait bien. Il lui arrivait souvent de le sentir, surtout dans les moments difficiles ou lorsqu’elle était indécise et qu’elle aurait eu besoin du réconfort de sa mère. C’était sans aucun doute une hallucination olfactive, mais elle aimait retrouver cette odeur, c’était réconfortant.

-Je me souviens aussi de mes anniversaires, c’était toujours grandiose. Trop même. J’ai adoré jusqu’à ce que je comprenne que ses enfants étaient là parce que mon père faisait peur à leur parent et qu’ils voulaient s’acheter ses bonnes grâces. Ensuite, j’ai demandé à avoir des fêtes familiales uniquement. C’était mieux et j’ai aimé tout autant mes anniversaires. Il y a eu ensuite la consécration de mon père, le jour où il est devenu le parrain. Ça été marquant car le comportement de plusieurs enfants à changer. Et puis il y a eu ses petits cons qui se croyaient si brillant … j’ai eu de la chance que mon frère passe par là. Si ce n’avait pas été de lui, je ne serais sans doute pas là pour en parler.

Elle reposa son sandwich, cette fois elle n’arrivait plus à rien avaler. L’odeur de chair brûlé venait de lui prendre à la gorge comme si ce venait de se produire. C’était difficile de le raconter ainsi, c’était difficile de revivre ce souvenir. Elle se demandait encore pourquoi ils avaient fait ça? Que voulait-il prouver au juste? Qu’il n’avait pas peur de son père? Qu’elle était l’enfant du Diable et qu’il fallait la brûler? Elle ne savait pas et là non plus, elle ne saurait sans aucun doute jamais. Elle regarda timidement l’homme devant lui.

-Tu vois, ce n’est pas plus reluisant et pas moins déprimant comme histoire. Heureusement qu’on ne fait pas de concours de conversation déprimante, je crois que toi et moi on gagnerait haut la main. Mais je suis tout de même contente que tu es partager ton histoire avec moi, je suis aussi contente d’avoir pu m’ouvrir à toi. Ce n’est pas tous les jours que je crois quelqu’un à qui je peux faire autant confiance et surtout, qui n’a pas peur t’entendre mes histoires.

Généralement, les gens ne voulaient pas savoir son histoire, le parrain y étant mêlé après tout puisqu’il était son père. Ils ne voulaient pas savoir ce qu’elle avait à dire de peur que ce puisse les compromettre devant cet homme de la mafia.



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Bon moment mauvais endroit? [Annalisa]

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