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 Si seulement l'on pouvait s'oublier et ne rien avoir en commun [Anthonio]

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Laurel Stevens

Message(#) Sujet: Si seulement l'on pouvait s'oublier et ne rien avoir en commun [Anthonio] Mar 10 Déc - 11:52

Laurel Stevens lançait tantôt des regards assassins à un couple de clients, tantôt un regard suppliant et doux au vendeur dans l’espoir que l’un ou l’autre céderait !

Pour les premiers, elle avait assez d’expériences en tant que flic pour savoir que certains regards pouvaient donner assez froid au dos pour décamper ou se taire ou se ratatiner. Malheureusement, pour ceci, il ne fallait pas être idiot ou trop imbu de sa personne : dans notre cas actuellement, le couple était trop inconscient et bien trop préoccupés par leur achat et leur indécision pour se rendre compte de l’environnement.

Pour le second, soit le vendeur, elle avait compté sur son petit charme. Elle savait qu’elle pouvait faire de l’effet à quelques hommes, surtout lorsqu’elle était habillée sur son 31 … enfin, habillée soigneusement disons sinon cela serait bien trop exagéré. Elle avait là une robe de couleur émeraude et ample, et surtout assez courte. Le tout était agrémenté d’un chignon et d’un léger maquillage.

Pourquoi tant de soins et tant d’impatience ? Tout simplement parce que ce soir, après de longues semaines, elle allait pouvoir se détendre autour d’un bon repas avec un groupe d’amis. C’était rare de les voir et elle aimait, pour ces occasions-là, faire sa coquette. En temps ordinaire, et au vue de son job, c’était une chose qu’elle ne pouvait pas se permettre. Oui, courir derrière des criminelles en talon ou encore assurer toute une journée d’interrogations ou de chasses à l’information à talon n’étaient pas l’idéal. De plus, son métier était parsemé d’imprévu alors autant dire : le confort prime au luxe.

Autre chose qu’elle aimait faire durant ces occasions : amener un petit cadeau. Dans son cas, et toujours, cela avait été une bouteille de vin. L’Epicerie du nord était donc le magasin de référence pour elle : c’était le plus fourni en vin à Philadelphie. Enfin, relativisons ! Il y avait des caves à vin un peu partout mais généralement, les prix n’étaient pas très abordables pour son mince salaire. Elle préférait donc se rabattre sur quelques choses de biens plus simples et qui restaient tout autant délicieux. D’ordinaire, elle choisirait sans problème la bouteille ou les bouteilles : elle optait constamment pour les références que son père, enfin beau-père plutôt, lui avait conseillé jadis. Or … ce soir, elle était dans une véritable impasse : elle avait déjà épuisé toutes ses maigres connaissances en la matière. Et surtout, elle voulait de la nouveauté.

Elle avait essayé de se rappeler du menu que celle chargée de cuisinier, en raison de son métier de chef, lui avait compté et s’était donc dirigée vers le vendeur pour obtenir une véritable aide. Sauf qu’au lieu de l’aider, il lui faisait perdre du temps à la faire attendre.

Avec son talon, elle tapota le sol, indiquant toujours plus son impatiente. Finalement, elle abandonna cette attente, retourna dans le bon rayon et prit un vin au hasard. L’étiquette était assez belle, la date abordable et … voilà tout ce qu’elle pouvait dire. La provenance, les origines, le terreau… Ces termes n’étaient pas de son domaine de compétences. Par contre, si on lui demandait quelle bière et quel bar, elle avait déjà un peu plus d’expertise.


Elle se retourna, accéléra le pas et ne vit pas du tout la silhouette qui se dressa soudainement en face d’elle. Elle le prit naturellement de pleins fouets et rattraper sa bouteille après moult acrobatie du corps et des bras. Il faut dire qu’elle se sentait ridicule à gesticuler ainsi! M’enfin, la bouteille était sauve !

- Ouf … Vraiment dés…

Elle stoppa nette, le souffle coupé. De tous les hommes, il a fallu qu’elle tombe sur Anthonio. Elle savait qu’elle devait le rencontrer un jour mais … de tous les jours de l’année, pourquoi a-t-il fallu que ce soit ce soir ? Elle voulait se détendre et ne pas finir énervée, le sang en ébullition chez ses amis. Car bon … elle était censée s’y rendre !

Elle pouvait faire plus simple … Partir sans discuter et ne pas détruire d’office cette belle soirée. Voilà une attitude peut-être lâche mais nécessaire pour son équilibre.

- Bonne soirée.

Attitude froide, traits sévères et regard meurtrier … tout pour indiquer que cet homme n’était pas le bienvenue dans son monde ni le bienvenue pour aborder une seule conversation en cette fraîche soirée.

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Anthonio Di Valastro


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Message(#) Sujet: Re: Si seulement l'on pouvait s'oublier et ne rien avoir en commun [Anthonio] Lun 16 Déc - 1:46

Anthonio n'était pas d'humeur très agréable lorsqu'il entra dans la petite épicerie qu'il affectionnait tant. N'eut été que le propriétaire était un vieil ami, Tonio ne ferait pas régulièrement le détour jusque dans le ghetto de Philadelphie, mais parce que c'était lui, l'Italien se faisait un devoir de passer régulièrement. Il avait souvent suggéré à son ami de déplacer l'établissement dans un autre quartier, de lui avancer les fonds si c'était nécessaire, mais Aldo n'avait jamais voulut en entendre parler. Aussi, Tonio avait-il décidé de ne plus le lui proposer. Si jamais Aldo désirait procéder à ces changements, Anthonio se ferait un plaisir de l'aider... en attendant, ce n'était plus de son ressort.

Enfin! S'il n'était pas d'humeur très charmante, c'était qu'il venait de quitter O'Reilly et que la proposition que ce dernier lui avait faite lui restait en travers de la gorge. Tonio n'aimait pas être manipulé et il devait admettre amèrement que l'Irlandais avait bien manœuvré pour arriver à ses fins. Plus jamais Anthonio ne pourrait envisagé de se débarrasser de cette policière un brin trop à cheval sur ses principes et aussi un brin agaçante quand elle était sur une piste. Non, Tonio devait se faire une raison, éliminer ce flic incorruptible n'était plus à l'ordre du jour. Pas si une telle action avait des répercussions sur la vie de son entourage immédiat. Heureusement, un des hommes d'O'Reilly lui avait épargné le problème de devoir se défaire de Moretti. L'incapable n'avait même pas su mener à bien une simple tâche! Ce n'était pourtant pas compliqué : viser, tirer et se pousser! Non, vraiment sur ce coup-là, Anthonio savait qu'il s'était laissé emporter. Pour un boulot aussi important, il aurait dû prendre du recul et le confier au Fantôme. C'était ce qu'il aurait dû faire dès le départ et s'il l'avait fait, il ne serait pas pris à la gorge comme il l'était.

Anthonio secoua la tête et essaya de se concentrer sur ce qu'il avait à faire : acheter du vin et un joli bouquet de fleurs. Calliope l'avait invité à dîner chez elle et Tonio ne voulait pas lui gâcher sa soirée en étant de mauvaise compagnie. Cette charmante dame n'avait déjà que très peu de soirées libres à lui consacrer, Tonio ne voulait pas la lui gâcher. Qui aurait cru qu'il tomberait à nouveau amoureux? Après le décès de sa femme, Tonio n'avait jamais pensé qu'une telle chose puisse se produire. Certes, il n'avait pas vécu comme un moine après la disparation de la femme de sa vie, mais jamais aucune des ces touches n'avaient pu l'amener à envisager de rompre avec le célibat. La première femme avec laquelle il avait couchée, c'était peu après le décès de son épouse. Elle venait de mourir, le laissant seule avec trois enfants dont un tout jeune bébé et il était désemparé. L'alcool lui avait un peu fait perdre la raison et il avait fini au lit avec une femme... qui lui avait donné un quatrième enfant. Enfant dont il n'avait jamais vraiment voulu. C'était peut-être horrible à dire, mais c'était une histoire d'un soir, une grossière erreur... Tonio avait pris ses responsabilités, il avait veillé à ce que l'enfant à naître ne manque de rien. En contrepartie, sa mère devait renoncer à ce qu'il la reconnaisse. En manque d'argent, la jeune femme s'était empressée d'accepter. C'était ça ou elle devrait s'arranger toute seule, alors le choix avait sans doute été facile.

Il en était là, perdu dans ses pensées, lorsqu'il fut bousculé par une jeune femme qui ne l'avait sans doute pas vu. Il ne pouvait pas la blâmer, il ne l'avait pas vue lui non plus, car il se serait écarté de son chemin. Il sourit, amusé, lorsqu'il la vit tenter de ne pas échapper la bouteille qui menaçait de se fracasser sur le sol quand il réalisa que la jeune femme n'était nulle autre que Laurel. Son quatrième enfant, ce bébé illégitime pour lequel il avait dépensé une fortune afin qu'elle ne manque jamais de rien. Il allait ouvrir la bouche pour la saluer, ne serait-ce qu'histoire de se montrer poli, mais le regard froid qu'elle lui jeta avant de lui souhaiter froidement de passer une bonne soirée lui ôta toute envie d'être gentil un minimum.

- Eh bien... on est trop pressée pour parler à son vieux père?



PERSONNAGE DÉCÉDÉ!
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Laurel Stevens

Message(#) Sujet: Re: Si seulement l'on pouvait s'oublier et ne rien avoir en commun [Anthonio] Jeu 19 Déc - 15:50

Laurel avait espéré détaler très rapidement suite à cette très froide réplique mais non, Anthonio ne répondit que sur le même ton, intimant indirectement à la jeune femme de continuer et parler bien mieux.

Loin de se calmer, sa colère monta toujours d’un cran au fur et à mesure. Elle avait envie de lui hurler dessus, de cracher tout ce qu’elle avait dans le cœur. Malheureusement rien ne lui venait en tête ou plutôt elle était incapable de prononcer un mot. Précisément, elle avait accumulé tant que ce n’était pas des mots qui allaient évacuer le tout. Taper était une solution à condition que la cible soit un sac de sables et pas cet homme en face d’elle.

Elle inspira profondément pour reprendre un peu de son calme.

- Mon père est actuellement à la maison avec ma mère. Quant à moi, je vais aller retrouver des gens qui pensent à mon bien et qui ne cherchent pas à détruire ces 25 ans d’existence.

Son père, enfin … beau-père, était à ses yeux le seul être qui méritait vraiment d’être appelé père. IL avait pris soin d’elle, il avait été celui qui l’a emmené aux urgences, qui l’a emmené à l’école, qui l’a nourri et qui l’a aimé. Anthonio n’avait rien fait !

Selon sa mère, Anthonio avait accepté de subvenir à leur besoin dans un premier temps en échange qu’elles ne soient pas un poids pour lui. En gros, des sous contre son silence. Ces subventions s’arrêtèrent quand la dame trouva un autre prince charmant, qui était actuellement son « beau-père ». Laurel ne put s’empêcher de penser à Annalisa : que dirait celle qui avait tant encensé son père à cet instant, si elle avait su la vérité ?

Réflexion faite, elle était heureuse qu’il se soit déchargé d’elle : elle aurait eu à vivre avec lui, un criminel. Par contre il aurait bien pu l’oublier et ne pas apparaitre dans sa vie. Qu’avait-il en tête ? Elle était certaine que demander de but en blanc était ridicule. Elle pourrait essayer mais elle ne pensait pas une seule seconde obtenir une réponse franche, une vraie réponse.

- Oh excusez-moi. Mademoiselle, vous attendiez pour un renseignement. Puis-je vous aider ? Vous et votre père donc ?
- Ce n’est pas mon père.


Elle ne le considérait pas comme telle et elle ne voulait pas que quiconque se fasse une telle idée ! Il ne manquerait plus que cela se fasse entendre au commissariat et qu’elle soit licenciée ou mise sur un banc de touche jusqu’à ce qu’on s’assure qu’elle ne sera JAMAIS une taupe à la solde du parrain. Non … si jamais on savait cela, on la mettra définitivement de côté et la faire coltiner l’aspect trafic et petites amendes.

- Je cherche un vin qui accompagnerait bien un plat du type … hum, risotto.

Si ce n’était pas ironique comme soirée. Maintenant qu’elle y pensait, le chef de ce soir voulait jouer sur les tons italiens. Elle se demandait si c’était vraiment une bonne idée.
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Si seulement l'on pouvait s'oublier et ne rien avoir en commun [Anthonio]

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