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 Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff']

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Laurel Stevens

Message(#) Sujet: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Mar 18 Fév - 15:30

La journée n'était pas particulièrement chaude sur Philadelphie. Le ciel était gris, parsemé de gros nuages annonçant une petite précipitation au cours de la journée - mais quand, allez savoir ! - et un vent frais soufflait, soulevant de temps à autre quelques feuilles tombées. Par une telle journée, on aurait envie de rester chez soi ou aller dans un petit café, boire avec quelques amis, dans un lieu chaud, à l'abri derrière ces vitres. Laurel en avait envie par exemple mais elle avait été incapable de décrocher son téléphone et organiser cette journée ou encore rester chez elle sous ses couettes chaudes.

Non, elle avait fait dans l'original et dans l'inattendu ! En effet, voilà qui était étrange qu'elle se traîne jusqu'au cimetière et devant la tombe de l'ancien Parrain de la mafia italienne. Oh elle n'était pas assez morbide pour aller inspecter tous les tombes des criminels déchus mais celui-là, il était spécial. En quoi me demanderiez-vous ? Pour avoir détruit de A à Z, et sans exagération, toute sa vie et toutes ses croyances.

Durant 25 ans, elle avait cru avoir une famille exemplaire : une mère femme au foyer attentive à ses enfants, un père travailleur et un frère agaçant.  Sauf que tout ceci n'avait été qu'un mensonge : son père se révélait être le beau-frère, le frère était donc un beau-frère et elle n'était rien d'autre que la bâtarde de Di Valastro. Ce n'était pas élégant dit comme ça mais c'était un fait : sa mère et lui avaient passé une nuit ensemble, et au bout de neuf mois, elle était née. Il ne l'avait pas reconnu jusqu'à ses 25 ans et personne n'avait trouvé bon de lui dire "tu es juste une intruse dans la famille Stevens ma belle". Car oui, Laurel ne se sentait plus chez elle, nulle part.

Elle qui s'était toujours crue irréprochable se retrouvait être la bâtarde d'un parrain, et la "petite-amie" d'un type tout aussi louche - quand ils étaient ensemble, sans s'engueuler évidemment-.

Chamboulée, elle l'était ! La colère était encore plus grande maintenant que ce "père" était mort brutalement, laissant derrière lui sa "fille" avec son lot de questions et de frustrations. En effet, pourquoi n'était-il pas mort sans avoir révélé tout cela ? Pourquoi avait-il eu ce besoin de détruire sa vie et de disparaître ainsi ? Pourquoi donc le sort s'acharnait sur elle ? Pourquoi ? Que quelqu'un lui explique !

Le pire était que cette mort n'avait rien arrangé à l'histoire. AU contraire, sa vie était encore plus compliquée. Mac, de retour en service, l'a assigné avec Will pour enquêter sur la mort du Parrain. Très vite, elle s'était révélée un poids et extrêmement gauche : elle n'arrivait pas à remplir la moitié des objectives fixés, elle fuyait toute interrogatoire en lien avec les enfants Di Valastro ... etc. Bref, elle était inutile.

- Je suis censée faire quoi maintenant ? Reprendre ma vie comme si de rien n'était ?

A part le vent, personne ne lui répondit. D'ailleurs, elle se trouvait stupide de parler à un morceau de pierre abritant un corps mort, en putréfaction sous terre. C'était idiot comme réaction et pourtant elle continuait.

- Tu aurais pu au moins rester vivant et m'expliquer pourquoi tu m'as contacté à nouveau. Pourquoi ? L'as-tu dit à quelqu'un ? Le saurais-je un jour ? Je ne sais même pas si je dois être heureuse ou pas de te voir mort.


Espérait-elle qu'il aurait vraiment eu une conscience paternel dans le fond ? Non.  C'était impossible, du moins elle cherchait à s'en persuader. Il avait fait surface quand enfin elle commençait à atteindre des échelons respectables au sein des flics. Cela ne pouvait pas être une coïncidence ... n'est-ce pas ?

Au final, c'était des questions et encore des questions. Des larmes de rage commencèrent à monter mais elle les ravala, adoptant des traits durs. Elle finit par porter une main à son visage, dépitée et fatiguée.

Elle vit à peine les deux silhouettes en approche.

- Je te déteste, se murmura-t-elle.
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Mer 19 Fév - 22:43

Anthonio Di Valastro était décédé depuis trois mois maintenant. Anna avait de la difficulté à accepter sa mort. Son père n’était peut-être pas le modèle idéal de père, mais ils les avaient aimé et avait été bon et juste avec ses enfants. Il ne les battait pas, leur donnait la discipline et l’encadrement nécessaire, ils ne manquaient jamais de rien, ni d’amour, ni de bien matériel sans être des gâtés pourrit non plus. Bon d’accord, a part Francesca, mais son père semblait vouloir compensé pour le fait qu’elle n’avait presque pas connu leur mère. Raffael et elle-même se rendait presque toutes les semaines au cimetière. En fait, elle soupçonnait son frère de ne pas vouloir la laisser seule. Elle allait changer les fleurs sur sa tombe et lui racontait un peu sa journée. Leurs conversations lui manquaient terriblement. Elles n’étaient pas toujours calme, parfois même houleuse, mais ils étaient Italiens non? N’était-ce pas un trait à leur origine justement? Chaque nuit ou presque, elle revoyait le visage de son père et de Calli, ils montaient dans la voiture, elle leur envoyait la main, son père lui souriait et il démarrait la voiture. Elle se souvenait de l’explosion, elle avait été soufflé vers l’arrière, elle avait sentit la chaleur du brasier sur sa peau. Jared l’avait attiré contre lui autant pour la protéger que pour la détourner de l’horreur dont ils venaient d’être témoin. Son père était mort, elle l’avait su immédiatement. Rien ni personne ne pouvait survivre à cette explosion.

Elle se remémorait encore les derniers instants de son père lorsqu’elle sentit la porte de la voiture s’ouvrir. Son frère était là et lui tenait la porte ouverte pour qu’elle puisse descendre de la voiture. Elle lui sourit tristement et prit la main qu’il lui tendait pour l’aider à descendre. Elle soupira et enlaça ses doigts avec ceux de son frère, il était son roc, son soutien. Sans lui, elle ne passerait pas à travers. Pourtant, c’était lui qui avait le plus besoin, il avait perdu son enfant, sa copine s’était faite agressée et presque tué et maintenant son père se faisait tuer. Elle avait été le premier qu’elle avait appelé, elle s’était dépêché elle ne voulait pas que ni Raff ni Frances n’apprennent par la télévision que leur père était mort. Seigneur, elle avait vu cette tâche comme un fardeau et maintenant elle avait l’impression d’être elle-même un fardeau pour son frère. Elle le regarda, il était là, à ses côtés et ne l’a lâchait pas. Elle serra un peu plus étroitement le bouquet de roses aux multiples couleurs qu’elle avait apporté. Elle ne voulait pas l’échapper. Puis ils se mirent en marche vers la stèle de leur parent. Son père reposait maintenant aux côtés de sa femme bien-aimée. Raffael avait aussi un bouquet pour le monument de Calliopé. Ophélia avait perdu une mère elle aussi et elle méritait autant de considération de la part des Di Valastro que Tony.

Après s’être arrêté à l’emplacement de la dépouille de Calliopé, Raff et elle se rendirent à celle de leur père qui était un peu plus loin. Annalisa leva la tête pour voir le monument. Il était facilement repérable la pierre était surmonter d’un Ange aux ailes grandes ouvertes. Son père l’avait fait faire pour la femme qu’il avait épousée et qui, ironiquement, était morte d’un accident de voiture plusieurs années auparavant. Elle vit une silhouette penchée sur la tombe de leur père, elle arrêta Raffael dans son élan en posant une main sur son bras. Elle regarda qui était là, après tout, son père avait été assassiné, elle restait donc méfiante après avoir assisté au meurtre de son paternel. Elle mit quelques secondes à reconnaître la policière qui détestait tant son père. Elle sentit la colère l’envahir, mais elle n’avait pas la force de la faire éclater. Elle lâcha le bras et la main de son frère et avança d’un pas raide vers la jeune femme. Elle vit les lèvres de cette dernière remuer alors qu’elle approchait d’elle. Elle tenait toujours le bouquet de rose dans ses bras.

–Allez-vous le poursuivre jusque dans la mort mademoiselle? Avez-vous donc si peu de respect pour nous pour venir salir la tombe de notre père?

Son ton était calme, elle n’avait pas crié, elle dormait peu et n’avait pas d’énergie à dépenser pour cette femme. Elle s’avança, prit le bouquet mort et le remplaça par celui qu’elle avait dans les bras. Elle embrassa deux doigts et les posa sur le monument avant de se retourner face à la policière.

-Il est mort, assassiné, ce n’est donc pas assez pour vous? Vous venez lui souhaiter de pourrir en enfer en plus? Parce que croyez-moi si vous venez cracher sur sa tombe je porterai plainte contre vous auprès de vos supérieurs. Il n’était pas l’homme parfait au monde, mais il a le droit au repos comme tous les autres et vous n’avez pas à venir le tourmenter dans sa dernière demeure.

Annalisa ne s’était même pas rendu compte que des larmes roulaient sur ses joues, lorsqu’elle les sentit, elles avaient presque atteint sa bouche. Elle les essuya d’un geste rageur et continua de regarder dans les yeux l’intruse.



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Raffael G. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Ven 21 Fév - 21:08

Seigneur, ils n’auraient donc jamais la paix? Il avait été surpris de sentir la main de sa sœur sur son bras, l’incitant à s’arrêter, il n’avait pas comprit avant de suivre le regard d’Anna. Il s’était concentré sur elle, elle était tellement pâle, tellement faible à comparé à d’habitude, il s’inquiétait pour elle. Puis, il avait vu, vu cette femme avec qui Anna avait justement eut une légère altercation verbale. Cette policière qui les détestait sciemment pour être les rejetons de Di Valastro. Que faisait-elle là? Savait-elle qu’ils seraient là? Savait-elle qu’Anna et lui venaient toutes les semaines? Tant de question. Anna agit en grande dame, faisant ce qu’elle était venue faire malgré l’intruse. Après avoir déposé les fleurs, Anna avait embrassé deux doigts de sa main avant de les poser sur le monument.

C’était un geste que leur père faisait souvent, sa façon de les embrasser. Sa sœur tremblait, il s’approcha doucement d’elle et posa la main sur son épaule, il était là pour elle, elle pouvait s’appuyer sur lui. Il ne dit pas un seul mot pendant que sa sœur questionnait la policière et la menaçait même de porter plainte. En effet, la petite blonde commençait à faire du zèle selon lui. Poursuivre un mort jusque dans son dernier repos, c’était un peu exagéré non? Il se sentait en colère, que faisait-elle là? Pourquoi n’était-elle pas en train de chercher celui qui l’avait privé son enfant? Pourquoi ne cherchait-elle pas celui qui avait tué leur père? Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre ce qu’elle faisait là.

-On sait maintenant pourquoi les flics n’arrivent à rien dans leurs enquêtes, ils s’occupent plus de venir tourmenter les morts que de chercher la vérité. C’est tellement plus simple n’est-ce pas Stevens? Un étrangleur et un assassin cours, mais vous vous faites quoi? Vous venez maudire un homme qui est déjà mort. Pourquoi autant de haine envers lui?

Anna lui avait raconté que leur père avait supposément brisé la famille de ce flic, mais qu’avait-il donc fait pour ce faire? Pourquoi venait-elle le relancer sur sa tombe? Quel but avait sa présence en ce lieu? Avoir su que son père serait harcelé jusqu’ici, il aurait fait enterré son paternel dans sa terre d’origine en Italie, même si ce n’était pas ce qu’il avait demandé dans ses dernières volontés. Il en était là dans ses réflexions lorsqu’il sentit quelque chose tomber sur sa main, celle qui était sur l’épaule de sa sœur. Il vit une larme, Anna pleurait. Il la serra contre lui et déposa un baiser dans ses cheveux.

-Calmati piccola sorella, calmati.

Il ponctua ses mots d’une caresse sur la tête de la jeune femme, un geste fraternel. Il demandait à sa sœur de ce calmer, ce n’était pas le temps qu’elle se fâche, elle avait déjà de la difficulté à dormir. Il n’avait pas envie de la voir dépérir, elle commençait à être un peu plus forte. À l’hôpital, elle allait bien, elle travaillait avec cœur, mais une fois entre quatre murs autres que ceux de son travail, elle s’effondrait. Elle se tenait raide devant lui, mais il savait qu’elle finirait par s’écrouler lorsque Laurel les laisserait enfin en paix.

-Partez maintenant. Vous n’avez rien à faire ici.

Bien sur, il ne savait pas à quel point il se trompait. Il ne savait pas que le sang de leur père coulait aussi dans les veines de la jeune femme qui leur faisait face.

HJ : désolé, c’est pas terrible…




I wanna make you smile whenever you're sad Carry you around when your arthritis is bad Oh all I wanna do is grow old with you I'll get your medicine when your tummy aches Build you a fire if the furnace breaks Oh it could be so nice, growing old with you I'll miss you Kiss you Give you my coat when you are cold Need you Feed you Even let ya hold the remote control So let me do the dishes in our kitchen sink Put you to bed when you've had too much to drink I could be the man who grows old with you I wanna grow old with you

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Laurel Stevens

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Ven 21 Fév - 21:47

Qu'était-elle censée faire sérieusement ? Pouvait-elle encore se permettre d'oublier tous ces événements et révélations ? Pouvait-elle rentrer à nouveau dans la demeure des Stevens sans se sentir intruse ? Pouvait-elle ignorer ce lien maudit dès qu'elle verrait un Di Valastro ou un tout autre rejeton de la mafia italienne, Di Valastro ou non ? Toutes ces questions n'aboutissaient qu'à une seule et même question : pouvait-on ignorer ses origines, les oublier et accepter de fausses?

En théorie, elle pouvait. Au final, qu'avait représenté Anthonio dans sa vie ? Rien si ce n'est un criminel. Durant toute son existence, elle avait haï les gens comme lui, versés dans le crime pour sa facilité et ce pouvoir factice qu'ils s'arrogeaient et ne respectant donc pas les lois en rigueur. Ajoutons à cela les morts qui s'accumulaient dans leur placard. Non ... un tel homme ne pouvait pas faire partie de ses "origines".

Malheureusement, dans les faits, c'était une toute autre paire de manche. Elle aurait dû être heureuse qu'il soit mort - même si un autre avait dû le remplacer depuis le temps -, mais elle n'en avait pas le cœur. Etait-ce moral de se réjouir de la mort d'un père, aussi immoral et absent soit-il ? Elle commençait presque à comprendre Annalisa qui avait répété sans cesse à quel point elle aimait son père, qu'elle n'avait pas pu le choisir et à quel point il était responsable.

D'ailleurs en parlant du loup ... Laurel sursauta lorsqu'elle entendit la voix de la pédiatre. La blonde devint blanche comme un linge et se paralysa complètement en voyant qu'en plus, la brune était accompagnée du frérot. Bon sang, pourquoi a-t-il fallu qu'elle tombe sur eux ? Elle avait attendu quelques mois avant d'oser se rendre ici et elle avait encore choisi une heure où beaucoup était en plein heure boulot et malgré tout, il a fallu qu'ils viennent et tombent sur elle. Elle se sentait mal devant leurs regards noirs : en effet, que faisait une flic haïssant le parrain sur la tombe de ce dernier ? On peut imaginer qu'à part le maudire, rien. Avouons-le, elle avait été tenté de lui souhaiter de pourrir le plus violemment possible dans les enfers mais elle n'avait pas osé pour une question de moralité. Enfin, le but de la visite restait avant tout spirituel : elle cherchait des réponses et avait espéré obtenir une sublime idée. Evidemment, à part une tombe vide, elle n'avait rien eu droit.

Elle aurait voulu fuir là mais il était impossible de partir sans s'expliquer.

Annalisa pouvait réellement se plaindre auprès des supérieurs et elle était certaine que ces derniers chaufferaient ses oreilles. Oui tant pour les DI Valastro que pour les flics, sa présence en ce lieu et sur cette tombe était juste étrange et louche. Annalisa finit par verser quelques larmes et Laurel se permit de détourner ses yeux, comme par respect ?
Quant à Raffael, il l'accusait de tant de choses qu'elle ne pouvait pas juste ignorer et s'en aller. Il fallait expliquer et il fallait s'excuser. Il avait eu droit à une compagne agressée et qui aurait pu mourir et maintenant le père qui était mort. S'il avait été un père exécrable avec elle, il avait été "parfait" avec ses autres enfants. Elle pouvait donc compatir - car non, elle n'était pas non plus un monstre -, et davantage maintenant qu'elle savait qu'ils étaient plus que de simples inconnus.

Elle détestait le parrain oui mais au fur et à mesure de ses rencontres avec les enfants, elle avait compris qu'ils étaient d'une autre trempe - hormis Francesca qu'elle détestait personnellement pour d'autres raisons propres à elles et non au parrain ! -.

- Toutes mes condoléances et je suis sincère. Je peux imaginer ce que c'est que la perte d'un père.

Elle avait ressenti ce besoin d'ajouter "sincèrement" comme pour vraiment prouver sa sincérité, car elle l'était ! Indirectement, elle avait perdu également perdu un père ou plutôt deux  : l'un était devenu "beau père" et le vrai était six pied sous terre maintenant.

- Je sais que des excuses sont inutiles et ce n'est pas ce que vous souhaitez entendre mais ... Je m'excuse. Nous avons fait notre maximum mais l'Etrangleur, l'enquête est toujours en cours. Un psychopathe parmi tant d'autres qui nécessite un certain temps.


S'excuser lui faisait toujours mal au cœur. D'une, cela prouvait son incompétence. De deux, cela prouvait qu'elle n'avait pas pu mater le crime et avait laissé un criminel courir dans les rues. A cet instant, elle maudissait ce maudit tueur plutôt que le parrain, rejetant toute sa haine et toute sa malédiction sur cette mystérieuse personne.

- Je ne suis pas venue ici dans le cadre de mon enquête. Je ne suis pas si morbide au point de poursuivre ces hommes ou femmes jusqu'à leur tombe. Je ne m'occupe que de les attraper, vivants, et les confier à la loi. Voilà mon rôle.

Elle ne souhaitait pas que quiconque ait vent de sa visite. Devait-elle se justifier ? Rester vague ou pas du tout. Elle était partie sur une telle explication ! Comment clôturer maintenant ?

- Je ne vais pas vous le cacher : il a juste détruit ma famille. J'aurais voulu savoir pourquoi. Je n'arrive même pas à le maudire donc ne vous inquiétez, je ne risque pas de cracher sur sa tombe.  Vous avez finalement raison : je n'ai rien à faire ici. Personne n'a les réponses, et encore moins vous, dit-elle soudain un tantinet songeuse.

Ils étaient ses enfants mais à priori, aucun n'était au courant de son lien de parenté. Comment avait-il détruit sa famille ? Il avait juste détruit toute une organisation et une croyance. Elle commença à s'en aller, perdue et déboussolée.
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Ven 21 Fév - 22:49

- Vado bene mio fratello.

C’était devenu tellement rare de parler Italien entre eux. Raffael lui avait demandé de ce calmé, elle lui assura qu’elle allait bien. Il était là avec elle, elle le sentait derrière elle. Il était sa force, son sang. Laurel s’excusa, Annalisa était affligée, mais elle crut voir en la jeune femme le même genre de malaise. Elle savait vraiment de quoi elle parlait, lorsqu’elle disait qu’elle pouvait imaginer ce que s’était que de perdre un père, c’était évident dans ses yeux. Elle répondit ensuite à Raff pour l’étrangleur, en effet, c’était un psychopathe dans la nature, mais s’était difficile de voir qu’ils n’arrivaient pas à l’attraper. Même leur père avait essayé et elle savait que le chef des Irlandais avait aussi mit son nez dans l’enquête, Evy le lui avait dit, elle avait eu l’information de Liam. Ils avaient un lien spécial ses deux là depuis qu’il lui avait sauvé la vie. Evy le ressentait comme un grand frère, Raff n’aimait pas ça, mais après tout si leur cousine l’aimait pourquoi Evy devait le voir comme une menace? Il l’avait sauvé après tout non?

La jeune femme continua sur une tirade, disant qu’il avait simplement détruit sa famille. Mais comment? Comment leur père avait-il détruit sa famille? Elle ne semblait pas dire qu’il avait fait tuer quelqu’un ou même blessé, qu’avait-il donc fait pour que la vie de cette jeune femme éclate ainsi? Elle ne comprenait pas et comme la jeune femme semblait dire, personne n’avait de réponse. Mais en fait, si. Laurel avait au moins la réponse à sa question à elle, Anna n’avait peut-être d’information à lui fournir, mais peut-être qu’elle pourrait poser des questions si c’était nécessaire non? Elle regarda la policière prendre le chemin du retour, elle n’avait pas fait deux pas que la pédiatre regarda son frère avant de se dégager, elle avait retrouvé une énergie nouvelle. Elle avait un but, elle voulait savoir. Elle devança Laurel et se planta droit devant elle.

-Attendez. Vous nous devez au moins une réponse. En quoi notre père a-t-il détruit votre famille. Vous vous excusez de ne pas avoir retracé l’étrangleur, et bien laissez-nous au moins la chance de pouvoir nous excuser pour notre père si nous le pouvons. Vous dites que nous n’avons pas de réponse, qu’est-ce qui vous dit que c’est vrai? Notre père est mort, mais pas son organisation, ni nos liens avec plusieurs d’entre eux.

C’était gros ce qu’elle venait de dire, elle savait que Raffael ne serait pas content, mais elle avait un besoin viscérale de savoir, elle avait besoin d’entendre le méfait de son père. Peut-être pour se remettre mieux de sa mort, pour le maudire au lieu de le pleurer? Elle avait besoin de le haïr, elle avait besoin de connaître le mal qu’il était mieux que le bien, elle en avait besoin pour faire la part des choses. Elle prit Laurel par les épaules et la secoua avec rudesse.

-Parlez, dites-moi ce qu’il a fait, je veux savoir. Vous vouliez que je voie le mal en mon père non? Et bien allez-y montrez-le moi, montrez-le maintenant vous entendez?

C’était comme si elle était possédée, elle avait l’impression de ne plus être la petite Anna, celle si tempérée, si calme qui ne perdait pratiquement jamais patience. Non, Laurel venait chercher chez elle la corde sensible, elle la faisait vibrer comme personne. Non, ce n’était pas vrai, Francesca savait vraiment tirer cette corde, entre sœur c’était normal non? Mais là? Avec la policière, elle sentait le même phénomène se produire. Elle se sentait comme la petite fille apeuré qu’elle avait été lorsque ces gamins avaient décidé de la transformer en torche humaine, elle se sentait obligé en même temps de protéger son père, comme elle avait protégé les pères de ces mêmes enfants en cachant la vérité à son père. Elle savait ce qu’il pouvait faire, elle savait de quoi il était capable. Elle continua à secouer la jeune femme, elle ne pouvait pas s’en empêcher.

-Vous allez répondre oui?



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Raffael G. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Sam 22 Fév - 15:54

Était-il heureux de voir la jeune femme s’excuser de ne pas avoir arrêté l’homme qui avait agressé la femme de sa vie? Non, il s’en fichait de ses excuses, ce qu’il voulait s’était qu’elle soit dans son bureau à essayer au moins. Là, elle était ici, en train de ressasser ses questions auquel le Parrain ne pourrait plus jamais répondre. Il allait lui en fait part lorsqu’elle décida de partir car ils n’avaient pas les réponses à ses questions de toutes façons. Il allait dire qu’elle faisait bien et que même s’il avait eu les réponses il ne les lui aurait peut-être pas donné, lorsqu’il vit Anna lever les yeux vers lui, son regard implorait presque qu’il se taise, elle n’en avait pas finit avec la jeune femme semblait-il. C’était du moins l’impression que la jeune femme lui donna. Elle se défit de son étreinte et alla se planter devant la policières. Raff lui trouva une énergie nouvelle, elle semblait si déterminée, il était fier de la voir ainsi. Elle commença à interroger la jeune femme, mais que voulait-elle prouver au juste? Elle voulait s’excuser pour Tony, seigneur, il leva les yeux au ciel. Anna était trop bonne quelque fois.

Ce qui le surprit le plus fût de voir sa sœur exposer le fait qu’ils avaient des liens avec les gens de l’organisation. Mais que faisait-elle seigneur? Bien sur, ils les connaissaient bien, c’était des amis de leur père autant que des collaborateurs, mais pourquoi s’exposer ainsi devant un flic et faire valoir ses liens? Ils ne faisaient pas affaire avec ses gens autrement que par leur liens d’amitié. Elle allait faire croire à Laurel qu’ils étaient dans le crime organisé eux aussi si elle continuait ainsi. Il fit sa sœur prendre les épaules de la jeune femme devant elle et commencer à la secouer comme une poupée de chiffon. Mais ce fût la phrase qu’elle employa qui mit la puce à l’oreille de son grand frère. « Vous vouliez que je voie le mal en mon père non? Et bien allez-y montrez-le moi, montrez-le maintenant vous entendez? » Elle n’allait donc pas mieux, elle voulait une raison de détester leur père pour lui enlever le trou qu’elle avait dans le cœur depuis sa mort. C’était simple comme bonjour.

Elle continuait de secouer la jeune femme et lui exiger des explications. Il devait réagir, même s’il prenait un malin plaisir à voir la policière se faire secouer un peu. Mais ce n’était pas Anna d’être ainsi, elle allait clairement mal. Il alla près de la jeune femme et l’obligea à lâcher la jeune femme.

-Arrête Annalisa. Suffit maintenant. Tu vas lui donner une commotion, tu vas être obligé de la soigner en plus d’avoir une plainte de voix de faits. Alors arrête maintenant.

Il emprisonna sa cadette dans ses bras pour qu’elle ne touche plus à la policière. Il la regarda dans les yeux.

-Vous voyez ce que vous provoquez? Vous dites que mon père était le mal incarné, regardez ce que vous semer autour de vous, êtes-vous vraiment mieux que lui?

Il allait trop loin dans ses propos, mais il était en colère, en colère de voir que sa sœur donnait raison à la jeune femme et voulait même se servir de ce que leur père avait fait pour avoir moins mal, pour haïr leur géniteur. Il força sa sœur à le regarder dans les yeux.

-Arrête Anna, il aurait tué pour toi et tu le sais. Il t’aimait à ce point et si tu lui avais dit la vérité pour tes brûlures, il aurait tué pour toi. Alors ne fait pas ça, ne salit pas sa mémoire juste pour moins souffrir de sa perte bella.

Il n’avait plus qu’une envie et c’était de quitter ce cimetière au plus vite. Il détestait y venir, il ne le faisait que pour qu’Anna ne vienne pas seul. Il était content quand Jared se proposait de venir avec elle, car l’Italien aimait son père, mais n’aimait pas cet endroit sinistre où il reposait désormais.




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Laurel Stevens

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Mar 25 Fév - 21:21

Laurel se rendit compte davantage du fossé entre elle et cette famille qui lui avait été caché durant toutes ces années lorsque le frère et la sœur s'échangeaient des propos en italien. Elle n'en comprit pas un mot. Il faut dire qu'elle n'avait jamais trouvé bon d'apprendre l'Italien vu que dans sa famille, en théorie, personne n'était italien ! La seule langue qu'elle avait pris la peine de maîtriser plus ou moins, hormis l'anglais soit sa langue maternelle, était l'espagnol et seulement sous l'injonction des parents.

A ses yeux, cela était une perte du temps et elle avait assez raison : les preuves parlaient d'elle-même, s'il y avait des témoignages étrangers, alors il suffisait de faire appel à un traducteur et surtout, la police n'était pas une entreprise qui collaborait qu'avec un certain nombre de nationalités. Non, la police tombait sur toutes les nationalités et cultures existantes soit quotidiennement, soit rarement. Enfin et plus important, on ne crée pas de liens privilégiés avec les criminels en théorie alors à quoi bon apprendre leur langue ? A rien... Quoique si, pour l'ouverture d'esprit et toutes ces choses-là.

Tout cela pour vous dire la frustration et l'incompréhension grandissante de Laurel. Pourquoi diable ce vieillard avait pris contact avec elle alors qu'elle ne partageait rien avec les Di Valastro, si ce n'est un maudit sang ? Ils avaient des cheveux noirs et une peau assez blanche, elle était blonde et le teint prompt à bronzer au moindre coup de soleil. Ils parlaient bien Italiens, elle en était incapable. Ils avaient été aimé par leur père et elle avait eu droit à un "faux". Tout semblait les opposer. Ce n'était peut-être que des détails mais cela restait des détails  à prendre en compte tout de même.

Oh elle ne pouvait pas cracher sur la gentillesse de son "beau-père" mais il aurait été plus judicieux de le dire dès le départ et non laisser Laurel le découvrir de la bouche d'un mafieux. Voilà pourquoi la pilule passait si difficilement : elle avait appris une chose importante et cruciale d'un étranger et non de sa propre famille. On pouvait dire qu'elle se sentait trahie, et dupée ... par tous les membres de cette famille.

Encore plus perdue qu'avant, elle commençait à se diriger tout droit vers sa voiture, prête déjà à entendre les critiques grandissantes et persistantes de Mac. Encore un après-midi où elle avait avoir la tête ailleurs, encore un après-midi où elle allait être la plus improductive du service et voilà encore un après-midi où elle devait trouver une belle et potable excuse vis-à-vis de sa supérieure. Devait-elle lui avouer tout ? Sera-t-elle plus compréhensive sachant qu'elle avait été traîné dans une histoire similaire ? Si oui, que pouvait-elle faire ? La mettre sur le banc de touche et faire une enquête, puis être sans cesse surveillée ? D'un côté ... elle rendrait plus service chez elle que dans le bureau ces temps-ci.

La voix et les paroles d'Annalisa la sortirent de ses pensées. Laurel buta même sur cette dernière qui lui barrait soudainement le chemin. En temps normal, Laurel aurait été presque joyeuse d'entendre Annalisa avouer avoir des liens avec les hommes de main et elle aurait cherché quelques réponses sous forme de questions pointues. Cependant, aujourd'hui, elle était incapable de jouer le rôle de policière ou de se réjouir de quoi que ce soit.

- Sincèrement, si vous-mêmes ne savez rien de moi, c'est que personne ne pourra me répondre ... hormis ... votre .... père, conclut-elle difficilement en évitant le "nôtre".

Lasse, elle voulut repousser la brune doucement mais non, Annalisa en décida autrement.

Elle l'empoigna par l'épaule et la secoua sans ménagement. Ne voyait-elle qu'elle venait de faire une erreur ? Laurel pouvait peut-être paraître calme mais elle était une boule de nerf qui ne demandait qu'une chose : éclater. Eclater sa rage, sa colère, sa fureur ... et Annalisa lui en donnait motif à cet instant. Non ... C'était plutôt Raffael qui donnait vraiment matière à sa fureur.

- Je ne suis pas non plus si fragile et je ne me plains pas pour si peu. J'en ai pas l'air à cet instant, mais je suis solide.

Laurel savait se défendre et tapait régulièrement sur quelques sacs de sable, surtout ces temps-ci pour évacuer ce trop-plein de colère. Autant dire que ce n'était pas une femme qui allait la faire effondrer par quelques secousses, aussi forte soit sa poigne.

-Vous voyez ce que vous provoquez? Vous dites que mon père était le mal incarné, regardez ce que vous semer autour de vous, êtes-vous vraiment mieux que lui?

Laurel le regardait d'un air effaré. Elle était offusquée par les paroles de ce demi-frère et face à l'injustice. C'était elle la criminelle dans l'histoire ? C'était elle la fautive alors qu'elle n'avait rien demandé ? C'était elle le mal incarné ?

Le pire était que Raffael avait comparé Laurel et le Parrain, et voilà une chose que la blonde avait toujours voulu éviter et ne pas  y penser. Elle n'était pas comme lui, elle ne pouvait pas être lui ! Peut-être qu'ils partageaient le même sang mais cela s'arrêtait là.

- Je ne suis pas lui , se murmurait-elle, tremblante et nauséeuse.

Elle trembla davantage en voyant la jolie scène familiale qui se déroulait sous ses yeux. Bon sang, comment pouvaient-ils encore glorifier la mémoire d'un tel criminel et d'un tel irresponsable ?  Elle eut sourire ironique face aux paroles de Raffael.

A les entendre, c'était un père extrêmement bon et pourtant non ! Elle avait eu droit à une toute autre facette et non, ce n'était pas le papa de l'année responsable de tous ses enfants. Elle avait été jeté pour sa part, et elle avait eu droit à une mise en scène ridicule durant vingt cinq ans.

- Oui pour vous il aurait tué. Cependant, y a bien une chose que je veux dire : il était bon qu'avec vous.

Elle ne pouvait pas se taire après tout ce qu'ils lui avaient dit ni se laisser catégoriser dans la même catégorie que leur père. Oh elle empruntait une pente glissante et risquait son job mais elle était arrivée à un point où elle ne supportait plus aucune ressemblance avec Di Valastro.

- Oh je n'ai pas besoin de vous dire qu'il a dû tuer ou commettre quelques délits ... mais dans mon cas, il n'y a pas eu de mort. C'était la moindre des choses après tout. Non, il a juste envoyé un homme de main à ma rencontre pour qu'il me dise que mon père est un beau-père, que mon frère est un demi-frère et qu'en fait, je ne suis qu'une bâtarde, l'erreur d'une nuit entre ma mère et un type.

Elle ne pouvait plus s'arrêter. Il fallait que cela sorte, il fallait qu'elle en parle, il lui fallait une réponse. Elle aurait pu recontacter cet homme de main mais il était introuvable et c'était silence radio. Ses deux pistes potables pour une réponse avaient disparus et ses questions étaient là. Cherchait-elle, dans le fond, inconsciemment, une réponse chez ce demi-frère et cette demi-sœur, les personnes qui ont vraiment connu cet homme personnellement ?

- Je ris, je ris fort et je dis que c'est des bêtises. J'en parle avec ma mère, en traitant de fou ce pauvre homme de main. Elle me cloue le bec en disant que c'est la vérité. Elle me dit qu'elle m'a mis au monde sans tenir au courant mon VRAI père, qu'il finit par l'apprendre et qu'il dit qu'il ne veut pas de moi ou d'elle dans sa vie. Elle finit par se remarier et a un gosse avec ce mari-là ... et à se mettre d'accord avec pour tout me cacher et me traiter comme sa fille, sa VRAIE Fille.

Elle se souviendrait toujours des paroles de sa mère, de sa propre colère, de la grande dispute, de son air effaré devant l'air honteux et coupable du beau-père, de l'air idiot et tout aussi stupéfait du demi-frère.

- Ah ... le père, le vrai père, celui qui m'a laissé... Apparemment Anthonio Di Valastro. Durant 25 ans j'ai vécu en croyant fermement avoir une famille. Pendant 25 ans, j'ai travaillé dure pour avoir une vie honnête.... Et il s'amène, 25 ans plus tard, pile quand je suis mutée dans la crim' et que je commence à avoir un réseau pour réapparaître. Je commence même à me dire si ma mère ne m'a pas orienté vers cette voie pour qu'un jour, je sois "utile". Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Elle les regarde, fatiguée, déboussolée et paniquée. Des larmes coulaient sur ses joues, Non pas parce qu'elle était triste mais en raison de toute la pression qui retombait, toute la rage ... Aussi dur que cela puisse l'être, parler faisait du bien.

- Oh vous pouvez dire que cela ne change rien, que celui qui a prétendu être mon père durant 25 ans a été un bon père au final, que je n'ai pas fini dans la rue mais malgré, les faits sont là. On m'a menti et j'ai été dupé par tout le monde. Pourquoi ? A ça, vous avez une réponse ?,
demanda-t-elle en plongeant successivement son regard dans ceux de son "frère" et de sa "sœur".
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Annalisa V. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Dim 2 Mar - 21:49

La jeune femme était sonnée, elle regarda la policière qui lui faisait parler comme une déchaînée, ils l’avaient poussés à bout, s’était évident. Mais est-ce qu’elle s’attendait à ce que Laurel avoue être leur demi-sœur? Non, jamais elle n’aurait pu penser à une telle chose. La jeune femme avait des larmes sur les joues, son secret avait dû la peser terriblement. Et eux qui la tourmentait, mais en même temps, elle ne leur avait donné que de la haine… alors qu’aurait-elle pu récolter d’autre en retour? Son père leur avait caché à tous cette fille illégitime qu’il avait eu, était-ce bien? Non, bien sur que non, est-ce qu’elle pouvait comprendre? Oui, elle le pouvait. Laurel avait dans les vingt-cinq ans, la mère des enfants Di Valastro était morte il y avait de cela vingt-cinq ans. Anthony aurait dû leur dire, mais il devait croire qu’ils l’auraient jugé pour ça. Si elle était déçue du comportement de son père? Oui. Après tout, ils avaient une sœur et ils ne l’apprenaient qu’après sa mort alors qu’elle, elle le savait avant. Et pourquoi lui avait-il envoyé Richard? Pourquoi ne pas être allé lui-même dire à Laurel qu’elle était sa fille? Anna n’avait aucun doute sur la véracité des faits. Pourquoi?

Elle ne savait pas en fait. Peut-être qu’elle avait simplement envie d’y croire, peut-être qu’elle n’était pas surprise car son père était un homme à femme et que sans aucun doute avaient-ils d’autre demi-frères et sœurs ailleurs. Elle chassa cette idée de sa tête, non, son père était un amant responsable tout de même. Mais bon… il l’avait fait une fois non? Alors pourquoi pas? Elle se défit des bras de son frère et franchit les pas qui la séparaient de la jeune femme. Elle prit le visage de Laurel dans ses mains, elle la scruta dans les moindres recoins. Mais ce qui la frappait c’était les yeux de la jeune femme, c’était cet élément qui l’avait chiffonné plus tôt aussi, elle avait les yeux de Tony, c’était très évident pour elle. Elle sécha les larmes de la jeune femme de ses pouces. Elle ne supportait plus de la voir pleurer. Laurel se demandait pourquoi les gens autour d’elle lui avait mentit, elle pensait le savoir dans un certains sens. Elle inspira profondément pour éviter que sa voix ne tremble lorsqu’elle parlerait.

-Tu as vécu dans le mensonge, c’est vrai, mais dit-toi que tu as été protégé par se silence. Tu crois que c’est facile d’être l’enfant d’un dirigeant criminel? Tu crois que nous avons eu de la facilité à faire notre chemin sans être associé à lui et à son organisation? Raffael avait les policiers sur le dos tout le temps, j’ai dû prouver maintes fois que j’étais un bon médecin et que j’étais pour soigner les gens et non pas pour les tuer.

Elle se redressa à ses souvenirs. Combien de fois avait-elle dû se défendre, dire haut et fort qu’elle ne voulait que soigner les gens et non pas leur faire du mal.

-Nous avons dû nous battre contre cette image tous les jours, même toi, avant de savoir tu nous détestais d’être ses enfants, avant même de savoir que tu en étais une. Les préjugés ont la vie tenace.

Elle avait l’impression de trouver une nouvelle force, une force positive et non négative. Elle regarda Raffael, il ne semblait pas content du tout de sa réaction. Elle savait que pour lui s’était un nouveau casse-tête, un coup au cœur nouveau et tout aussi douloureux que les précédents. Elle haussa les épaules et reporta son attention sur la policière.

-S’il y a des réponses à tes questions dans les papiers de notre père, nous les trouverons. Nous n’avons pas fait le tour de tout encore, je suis sur qu’il y aura une trace de quelque chose quelque part, c’est impossible qu’il t’ait fait disparaître de partout, sans laisser au moins une trace dans sa vie. Il était un homme à deux facettes, l’une plus noire que l’autre, mais je te jure que notre père avant quelque chose de bon en lui.

Son changement de comportement était digne d’un des plus grand roman savon, elle en était consciente. Mais la nouvelle ne l’avait pas bouleversé comme elle l’aurait cru, elle comprenait mieux le comportement de Laurel, elle comprenait pourquoi son père avait détruit sa famille, elle comprenait à quel point la jeune femme devait se sentir perdu pour venir sur la tombe de Tony chercher des réponses. Elle pouvait imager tout ce qu’elle devait vivre comme émotion et tout ce qu’elle voulait s’était de l’aider à trouver ce qu’elle cherchait.



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Raffael G. Di Valastro

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Dim 9 Mar - 11:23

C’était complètement impossible, il ne pouvait pas y croire. La blondinette leur lâchait une bombe en pleine figure et Annalisa qui était habituellement sensé croyait l’histoire de cette petite policière qui les détestait? Il devait être en plein cauchemar, c’était pas croyable tout ça. Il se prit la tête à deux mains et fixa sa sœur du regard lorsqu’elle se tourna vers lui, l’air de dire « mais qu’est-ce que tu fous? ». Laurel ne pourrait faire autrement de prendre ce qu’était en train de lui dire sa sœur pour ses dossiers. Anna était tombée dans le plus gros piège au monde. Le traumatisme de la perte de leur père l’avait secoué beaucoup plus qu’il l’avait cru, elle en était à croire que cette petite était leur demi-sœur. Anna avait dit qu’elle avait les yeux de leur père, il avait beau regarder, il ne comprenait pas du tout, il ne voyait pas cette ressemblance. Peut-être était-il aveuglé par le comportement irresponsable de sa sœur qui était en train de proposer de fouiller dans les papiers de leur père pour trouver des traces du lien de Laurel avec leur famille.

-Et un test d’ADN ça ne te dit rien Anna? Avant de promettre de trouver des réponses tu pourrais au moins répondre à nos propres questions non? Comme, est-elle vraiment notre demi-sœur?

Sa sœur n’avait même pas pensé à ça, elle n’avait rien dit sur le fait de prouver ses dires. Il trouvait ça complètement dingue qu’elle croit sur parole. Elle était médecin en plus, alors comment pouvait-elle croire les propos de Laurel sans même vérifier? Et puis, leur père était peut-être un criminel, mais jamais il n’aurait agit ainsi. Il n’aurait pas laissé un second s’occuper de dire une chose aussi importante à sa fille. Il n’aurait pas laissé Laurel l’apprendre de la bouche de Richard, c’était impossible. Il ne pouvait y croire.

-Si elle est vraiment ce qu’elle prétend, elle se trompe sur un fait, Tony n’aurait jamais demandé à un homme de main de l’annoncer, tu ne vois pas qu’il y a des discordances dans tout ça? Papa n’aurait jamais fait ça, tu le sais, tu le connaissais même mieux que moi alors comment tu peux la croire sans fondement?

Il avait l’impression de devenir fou. Il se détourna des deux femmes, il avait besoin de réfléchir, besoin de mettre ses idées en place. Il n’arrivait pas à croire que tout ça était vrai, il ne pouvait pas croire que son père aurait pu coucher avec une autre femme aussi vite après la mort de son grand amour. Car sa mère était le grand amour de son père, tout comme Evelyne était le sien. Il l’avait toujours su, le sentait au fond de lui. Mais il sentait le doute s’installer dans sa tête, est-ce que son père aveuglé par le chagrin aurait pu faire ça? Après tout, il était toujours entouré des plus belles femmes, même quand leur mère était toujours en vie. Il secoua la tête, les idées se bousculaient dans sa tête.

-Si Richard à fait ça, ce ne peut être que de son propre chef et c’est probablement même pour ça que notre père ne lui faisait plus confiance.

Il se campa sur ses pieds et croisa les bras sur sa poitrine, il venait de prendre une décision, une décision réfléchit. Il ne pouvait pas faire autrement. Il regarda la jeune femme, la policière.

-Je vais aller voir quelqu’un, je veux un test ADN. Je ne veux pas que le cirque comme celui qui s’est passée avec Mackenzie se reproduise, elle en a souffert, sa carrière aussi et tout son entourage. Donc, je vais m’arranger pour que tout reste confidentiel. Mais je tiens à ce test et désolé de te le dire, maintenant que tu as parlé tu ne peux plus refuser.

Il se passa la main sur les lèvres et le menton, sa position se fit un peu plus détendue. Il se calmait, après tout ce n’était quand même pas la faute de Laurel si elle avait le sang de Tony dans les veines. Il voulait la vérité, si elle était vraiment sa demi-sœur il l’aiderait.

-S’il s’avère que tu es vraiment notre demi-sœur, je me rangerai du côté d’Anna et je l’aiderai à tout fouiller. Si Richard à su d’une façon ou d’une autre, il y a des traces quelque part. Ou alors notre père lui avait confié, ce qui est sur, c’est qu’il doit avoir donné des ordres pour toi. C’est impossible qu’il n’ait rien fait.

Non, son père ne l’aurait pas complètement effacé si elle était vraiment sa fille, il s’était fat discret oui, mais jamais, jamais il n’aurait fait en sorte de l’ignorer totalement. Ce n’était pas lui, ce n’était pas l’homme qu’il connaissait. Il était du genre à prendre ses responsabilités.

-Je parie aussi que ta mère ne t’a pas tout dit. Notre père n’était pas du genre à abandonner les siens. Le sang était important pour lui. Parle à ta mère encore, il est mort, elle n’a plus rien à craindre de lui. Ensuite, laisse-moi quelques jours je te recontacterai pour le test.

Il allait se détourner pour partir, il en avait assez. Il était content que sa sœur ait trouvé une nouvelle force, mais il était bouleversé de toutes ses nouvelles informations. Il se déplaça pour faire face à la jeune femme à nouveau.

-Anna à raison sur un autre point. Il t’a protégé en ne te disant rien. C’est pour ça que ce n’est pas logique qu’il ait envoyé un homme de main te dire tout ça. Di Valastro est nom qui est difficile à porter. Nous n’avons pas eu le choix de notre côté, mais toi oui. Alors pense s’y lorsque tu te diras qu’il était un monstre. Anna à des cicatrices sur les cuisses pour te prouver à quel point c’est dur d’être l’enfant d’un criminel. Seule Frances est assez imbue d’elle-même pour en avoir été fier. Elle aurait prit la suite de notre père que ça ne m’aurait pas surprit. Mais ce n’est pas le cas.

Il se détourna et se dirigea vers sa voiture. Il n’avait plus aucune envie d’être là. Il ne voulait qu’une seule chose, contacter cette personne à qui il pensait, il ne savait pas comment ce serait prit, il ne savait pas non plus comment il ferait pour convaincre l’homme, mais il ne le lâcherait pas sans avoir les informations qu’il voulait.




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Laurel Stevens

Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff'] Sam 15 Mar - 20:23

Laurel savait qu’elle venait de leur asséner une nouvelle des plus inattendues et clairement choquantes, déformant toute une image du paternel qu’ils s’étaient forgés durant plusieurs années. En effet, le bon père qu’il décrivait et défendait était le genre d’homme à assumer toutes ses responsabilités de père avec TOUS ses enfants sans distinction. Là, une demi-sœur se pointait et indiquait qu’il avait été absent durant 25 ans et qu’à défaut que ce soit lui, c’était un homme de main qui lui avait tout avoué. Autant dire, Laurel s’était attendue à des réactions moqueuses ou agressives mais Annalisa fit plus dans l’originalité et surprit la policière par la même occasion : elle lui prit son visage entre ses mains et après une longue observation, elle lui sécha ses larmes.

Ce geste réconfortant soulagea beaucoup Laurel et elle en fut même reconnaissante à sa « demi-sœur ». En effet, elle n’allait plus chez ses « parents » et autant dire qu’elle n’avait plus droit aux grandes mains qui ébouriffaient ses cheveux ou à cette voix fluette qui l’appelait sans cesse d’un bout à l’autre de la maison. Elle n’était pas non plus en d’excellent terme avec Patrick ces temps-ci et autant dire que ni l’un, ni l’autre ne s’appelait vraiment. Seule et isolée, elle a dû subir tout ce stress et cette pression alors oui, il n’était pas étonnant qu’elle éprouve de la sympathie pour la première personne qui veut bien être compréhensive et apporter une petite touche d’affection à ses gestes.

Autant dire qu’elle buvait docilement chaque parole.

Cependant, Raffael l’a ramena rapidement sur la terre ferme avec ses paroles bien plus froides mais bien plus réalistes. Laurel cligna des yeux, s’éveillant de ce songe éveillé, et reprenant enfin ses esprits. Dans tous les cas, elle s’était assez bien reprise pour ressentir à nouveau la colère grondée. Il doutait d’elle et de ses paroles or elle avait été extrêmement sincère : leur père avait réellement agi ainsi. Elle aurait aimé ajouter qu’ils s’étaient brièvement croisés dans une épicerie et qu’il avait assez bien assumé le fait qu’il était son père mais elle préférait se taire. Elle avait vite appris dans les interrogatoires de ne jamais trop parler d’un sujet qu’on maîtrisait à peine. Effectivement elle l’avait vu mais bien trop brièvement et la rencontre avait fini assez mal en somme.

Elle frissonna quand elle entendit Raffael spéculait sur des prétendus ordres sur elle ou encore quand il disait que sa mère n’aurait pas tout dit. Effectivement elle n’avait pas tout dit et se taisait sur un maudit point : quoi qu’elle fasse, cette femme n’a pas voulu ouvrir la bouche à ce sujet. Il faut dire qu’elle était coriace pour garder un secret.

- Très bien. Je suis d’accord pour cette histoire de test.

Non, elle ne doutait pas une seule seconde de cette filiation : toute sa fausse famille l’avait avoué, son « père » l’avait tout autant assumé … il n’y avait aucun doute la dessus. Effectivement, qui s’embêterait à imaginer une telle mascarade pour une simple flic à la crim’ ? Cependant, si c’était le seul moyen pour qu’ils acceptent les faits et donc l’aident à trouver une réponse, elle s’y pliera. Oui, il était hors de question qu’elle ignore cette parenté maintenant et elle exigeait clairement des réponses.

C’était un peu sa nature de policière : elle avait des questions, elle avait des possibilités de trouver une réponse alors pourquoi attendre ? Pourquoi hésiter ? Non, elle ne voulait pas hésiter puis regretter cette même hésitation une fois vieille, aigrie, à réfléchir encore et encore sur sa vie et ce chamboulement soudain.

Elle ne fit pas plus de commentaires à la dernière réplique de Raffael, si ce n’est une grimace quand il parla de Frances. C’était instinctif et intuitif et il faut comprendre suite à leurs nombreuses disputes par le passé. Cependant, cette fois-ci, la grimace était plus accentuée : elle se souvenait que cette femme horripilante était maintenant sa « demi-sœur ».

Elle sortit rapidement un papier, un stylo et griffonna son numéro qu’elle glissa rapidement dans la main d’Annalisa avant qu’elle ne disparaisse avec son frère.

- J’attendrais.

Elle ne savait pas s’ils l’avaient entendu.

Quant à la suite, aussi étonnant que cela puisse lui paraître, elle se sentait bien plus légère et respirait déjà bien mieux. D'une, elle n'était plus seule dans cette misère, et de deux, une nouvelle énergie l'habitait. Elle était à la veille de l'enquête de sa carrière mine de rien : ses racines.
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Message(#) Sujet: Re: Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff']

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Du respect aux morts s'il vous plaît [Anna & Raff']

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